Les métaux de base connaissent un repli significatif ce matin, illustrant le scepticisme des investisseurs face aux mesures annoncées par la Chine pour son secteur immobilier. À Londres, le cuivre à trois mois a reculé de 0,5 %, atteignant 9 525 dollars la tonne, tandis que le contrat le plus actif à Shanghai (échéance novembre) n’a progressé que de 0,1 %, se fixant à 76 610 yuans (environ 10 754 dollars). Ces fluctuations traduisent une certaine déception malgré les efforts affichés par Pékin.
Le gouvernement chinois a annoncé une augmentation du volume de crédit disponible, notamment pour soutenir la rénovation d’un million de logements. Selon Ni Hong, ministre du Logement, 4 000 milliards de yuans (soit 517 milliards d’euros) seront injectés dans les projets éligibles avant la fin de 2024. Toutefois, ces annonces n’ont pas suffi à dissiper les doutes quant à la vigueur de la relance attendue. Les acteurs du marché, en quête de signaux plus concrets, restent prudents face à l’évolution du secteur immobilier, clé de l’économie chinoise.
Les difficultés du marché immobilier continuent de peser sur les perspectives de croissance en Chine, malgré une stratégie de soutien ciblé. La réticence des investisseurs se manifeste dans les transactions sur les bourses de Londres et de Shanghai, où les variations des prix des métaux traduisent cette incertitude. Le secteur immobilier, souvent considéré comme un moteur de l’économie chinoise, est confronté à des pressions croissantes depuis plusieurs trimestres, suscitant une attente de mesures plus décisives.
Le maintien de la volatilité des prix des métaux, combiné aux interrogations sur la politique de relance économique, souligne le défi auquel Pékin fait face : rééquilibrer un secteur en crise tout en rassurant les investisseurs. Pour l’instant, la prudence reste de mise sur les marchés, laissant les observateurs s’interroger sur l’impact réel des mesures annoncées et leur capacité à relancer efficacement l’activité économique.






