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Le déficit de production locale de poisson au Cameroun s’aggrave, tandis que les importations diminuent

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Les chiffres récemment publiés par l’Institut National de la Statistique (INS) du Cameroun mettent en lumière une tendance inquiétante dans le secteur de la pêche. Entre 2022 et 2023, les importations de poisson ont chuté de manière significative, passant de 241 798 à 234 572 tonnes. Cette baisse représente une diminution de 3%, soit 7 226 tonnes en termes absolus. Plus notable encore est la réduction des coûts, avec une diminution de 10% des dépenses, passant de 202,6 à 182,5 milliards de FCFA.

Ces chiffres mettent en lumière un défi majeur pour le Cameroun: un déficit persistant entre la production locale et la demande du marché. Actuellement estimé à 270 000 tonnes, ce déficit représente plus de la moitié de la demande annuelle estimée à 500 000 tonnes. Malgré les engagements du gouvernement visant à stimuler la production halieutique et à réduire ce déficit, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes.

Le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) 2024-2026 révèle une situation préoccupante. La production locale de poisson a en effet connu une légère baisse de 1% en 2023, selon ce document publié par le ministère de l’Économie. Ces chiffres soulignent l’urgence d’actions concrètes pour inverser cette tendance.

Dans une tentative de résoudre cette crise imminente, le Cameroun envisage d’augmenter considérablement sa production de poisson dans les années à venir. Selon le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) 2024-2026, le pays vise à produire 450 530 tonnes de poissons d’ici 2030. Cette initiative vise à réduire la dépendance du pays aux importations à un niveau aussi bas que 3%.

Cependant, pour atteindre cet objectif ambitieux, des mesures concrètes et efficaces doivent être mises en œuvre rapidement. L’aménagement des bassins de production, le soutien aux acteurs locaux de la pêche et de l’aquaculture, ainsi que la modernisation des infrastructures sont autant de domaines clés à considérer.

Il est impératif que les autorités compétentes prennent des mesures décisives pour stimuler la production locale de poisson et garantir la sécurité alimentaire du pays à long terme. La réduction du déficit de production et la promotion de l’autosuffisance dans le secteur de la pêche sont essentielles pour assurer la stabilité économique et sociale du Cameroun.

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