La Commission nationale sociale et employabilité de la Fédération des Entreprises du Congo a réuni le 14 avril 2026 plus de 150 représentants d’entreprises membres au siège de la FEC pour débattre de l’application du nouveau salaire minimum interprofessionnel garanti, fixé à 21 500 francs congolais pour le manœuvre ordinaire.
Les échanges ont révélé un malaise profond dans le monde patronal face à une mise en œuvre immédiate et uniforme de cette réforme salariale. Si les employeurs reconnaissent la volonté politique d’améliorer les conditions de vie des travailleurs, ils alertent sur les effets potentiellement déstabilisateurs d’une application brutale pour des entreprises aux capacités financières variables.
Deux pistes ont émergé des discussions. La première est une mise en œuvre progressive du SMIG là où les capacités financières des entreprises ne permettent pas une conformité immédiate. La seconde est la conclusion de protocoles d’accord dérogatoires négociés avec les syndicats internes, conformément à l’article 263 du Code du Travail, pour adapter l’application à la situation économique de chaque entreprise.
Le Comité de direction de la FEC, réuni le 16 avril, s’est saisi de la question. Il envisage des réponses concrètes, à la fois respectueuses du cadre légal et soucieuses de la pérennité de l’emploi et des entreprises.
— Peter MOYI


