Le cuivre et l’aluminium ont terminé en baisse sur la Bourse des métaux de Londres, alors que les marchés restent prudents malgré l’annonce d’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran.
La situation géopolitique continue de peser sur les métaux industriels. Sur la Bourse des métaux de Londres, le cuivre pour livraison à trois mois a cédé 0,2 %, à 13 719 USD la tonne. L’aluminium a aussi poursuivi son repli, avec une baisse de 0,4 %, à 3 365 USD la tonne.
Cette prudence des investisseurs intervient après l’annonce d’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran. Le texte doit ouvrir la voie à la fin du conflit et à la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Mais les modalités restent encore floues. Une trêve durable doit toujours être négociée, ce qui limite l’optimisme des marchés.
Le dossier libanais ajoute aussi une zone d’incertitude. Israël a indiqué vouloir maintenir ses forces dans le sud du Liban et conserver sa capacité de riposte en cas d’attaque. Cette position laisse craindre une reprise des tensions régionales, malgré les efforts diplomatiques en cours.
À ces risques géopolitiques s’ajoute le ralentissement de la demande en Chine, premier consommateur mondial de métaux. La baisse des ventes au détail a déçu les investisseurs, car elle traduit une consommation intérieure fragile. Pour le cuivre et l’aluminium, cela compte beaucoup : lorsque l’activité chinoise ralentit, les marchés anticipent une demande plus faible dans l’industrie, la construction et les infrastructures.
Pour la RDC, grand pays producteur de cuivre et de cobalt, ces mouvements doivent être suivis de près. La baisse des prix sur les marchés internationaux peut réduire les recettes d’exportation et peser sur les revenus miniers de l’État si elle se prolonge.
— M. MASAMUNA










