La Minière de Bakwanga (MIBA), autrefois fleuron de l’industrie diamantifère congolaise, reste à l’arrêt malgré les engagements financiers annoncés par les autorités. En août 2024, le gouvernement a validé un plan de relance de 70 millions de dollars visant à certifier les réserves minières, sécuriser les concessions, moderniser les équipements et améliorer la gestion du personnel. En décembre de la même année, le président Félix Tshisekedi a promis une enveloppe supplémentaire de 50 millions de dollars pour régler les arriérés de salaires, financer les retraites et réhabiliter les installations.
Cependant, au 21 avril 2025, aucun de ces fonds n’a été effectivement débloqué pour la MIBA. Cette situation compromet sérieusement l’objectif ambitieux de produire 12 millions de carats de diamants en 2025, annoncé par le président du conseil d’administration, Jean-Charles Okoto, en novembre 2024.
Des voix s’élèvent pour dénoncer le manque de transparence dans la gestion des fonds promis. Un député national a même adressé une question écrite au ministre du Portefeuille concernant un détournement présumé de 2,1 millions de dollars sur les fonds destinés à la relance de la MIBA. Face à ces accusations, des sources proches de l’Unité de Gestion du projet de relance de la MIBA assurent que les fonds sont toujours disponibles et sous la stricte gestion du ministre des Finances, sans qu’aucun mouvement ne soit autorisé sans son approbation.
Pourtant, la MIBA reste inactive, et ses installations continuent de se détériorer. Les habitants de Mbuji-Mayi, qui espéraient une reprise rapide des activités, expriment leur frustration face à cette situation. La relance de la MIBA est perçue comme essentielle pour revitaliser l’économie locale et créer des emplois. Mais sans action concrète, ces espoirs risquent de s’évanouir.
— M. MATUVOVANGA


