À la DRC Mining Week, Rawbank a réaffirmé son positionnement en faveur d’une finance durable appliquée au secteur minier congolais. Lors d’une conférence consacrée à « La finance durable au service d’une exploitation responsable des minerais », Mamie Lukusa, Responsable RSE de la banque, a défendu une approche où la performance économique ne peut plus être séparée des exigences environnementales, sociales et de gouvernance.
Dans un contexte où la République démocratique du Congo occupe une place stratégique dans l’approvisionnement mondial en minerais essentiels à la transition énergétique, la question du financement devient centrale. Pour Rawbank, le rôle des banques ne consiste plus seulement à mobiliser des capitaux pour les projets miniers, mais aussi à orienter ces financements vers des opérations capables de créer de la valeur locale, de respecter les communautés et de répondre aux standards internationaux.
Cette vision s’inscrit dans un secteur minier congolais appelé à produire davantage, mais aussi à mieux intégrer les critères ESG. Ces exigences concernent notamment la protection de l’environnement, la gestion des risques sociaux, la sécurité des installations, la transparence et la contribution réelle des projets au développement des territoires où ils sont implantés.
Kamoa-Kakula, exemple d’un financement structurant
Rawbank met en avant son accompagnement du projet Kamoa-Kakula, pour lequel elle a mobilisé 600 millions USD de financement, dont 400 millions USD en prêt syndiqué et 200 millions USD destinés à la phase 3 du projet. Cette opération illustre, selon la banque, la possibilité de soutenir des projets miniers de grande envergure tout en intégrant des exigences liées à la durabilité et à la responsabilité.
Le projet vise une capacité de production d’environ 600 000 tonnes de cuivre par an. Il est présenté comme répondant à plusieurs standards internationaux, notamment ceux de l’IFC, de l’ICMM et du GISTM. Au-delà de la production, Rawbank insiste également sur l’importance du contenu local et de la transformation des minerais en RDC, deux leviers essentiels pour permettre au pays de capter une part plus importante de la valeur créée par son sous-sol.
Cette prise de parole intervient alors que les banques congolaises sont de plus en plus attendues dans le financement des chaînes de valeur minières. Pour accompagner l’industrialisation du secteur, elles doivent soutenir non seulement les grands projets, mais aussi les entreprises locales, les fournisseurs, les sous-traitants et les activités liées à la transformation.
À travers cette orientation, Rawbank entend positionner la finance durable comme un outil de développement économique. L’enjeu n’est pas seulement d’accompagner la croissance du secteur minier, mais de contribuer à un modèle plus responsable, capable de générer des retombées pour l’économie congolaise, les communautés locales et les générations futures.
— M. KOSI









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