Prix du maïs à Mbuji-Mayi : une hausse de 50 %, de 4 000 à 6 000 francs congolais

0
793
maïs

La mesurette de 3,5 kg de maïs, autrefois vendue à 4 000 francs congolais à Mbuji-Mayi, coûte désormais entre 5 500 et 6 000 francs congolais, marquant une hausse de 50 %. Ce changement significatif reflète divers défis rencontrés dans la chaîne d’approvisionnement.

Les vendeuses locales attribuent cette hausse aux difficultés d’acheminement. Selon Elisabeth Muadi, « le prix de la mesurette a augmenté à partir des centres de production. Il faut ajouter les frais de transport et de séjour, voilà pourquoi on vend à 5.500 voire 6000 FC ». L’inflation, liée aux fluctuations du taux de change, est également pointée du doigt. Monique Tshitenga remarque que « par rapport au taux du dollar, je trouve que le prix est normal, parce que ces gens-là ont besoin de l’argent pour aller acheter d’autres marchandises ».

Les effets du changement climatique sur la production agricole ont aussi joué un rôle majeur. Le Directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) au Kasaï-Oriental souligne que « la saison culturale B n’était pas très bonne, il y a eu trop de pertes, trop de ratés. La quantité disponible n’est pas à mesure de couvrir les besoins de notre population. La demande étant forte, ça impacte sur le prix de vente ».

Pendant que le prix du maïs augmente, les consommateurs notent une baisse des prix des produits manufacturés sur le marché. Cette situation crée une dynamique économique complexe où les denrées de base deviennent moins accessibles pour les ménages, tandis que les produits non alimentaires voient leur demande diminuer.

L’impact sur les ménages et les alternatives possibles

Cette hausse des prix affecte directement les ménages, en particulier ceux à revenus fixes. Thérèse Ntumba, enseignante, déplore cette situation : « Je n’apprécie pas ça, je suis enseignante, on me paie 180 000 Francs congolais. Je peux acheter combien de meka pour arriver à la fin du mois ? ».

Pour atténuer ces impacts, des mesures doivent être envisagées, telles que la subvention des coûts de transport, l’amélioration des infrastructures logistiques et la promotion de pratiques agricoles résilientes face aux changements climatiques. En outre, la diversification des sources de revenus des ménages pourrait également contribuer à amortir les effets des fluctuations des prix des denrées de base.

M.KOSI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici