Lors du forum économique RDC-Chine qui s’est tenu à Beijing du 2 au 3 septembre, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Teddy Lwamba, a mis en lumière les opportunités d’investissement dans le secteur de l’eau potable en République Démocratique du Congo. Actuellement, le pays exploite seulement 1 330 000 m³ d’eau par jour, bien en deçà des 3 700 000 m³ nécessaires pour répondre à la demande actuelle. Cette insuffisance d’approvisionnement offre un potentiel considérable pour les investisseurs.
« La RDC dispose de plus de la moitié des eaux douces d’Afrique et de 6 % des ressources en eau douce au niveau mondial », a souligné M. Lwamba. Le ministre a précisé que l’exploitation actuelle se divise en 79 % d’eau de surface et 21 % d’eau souterraine. Le pays bénéficie également d’un potentiel hydroélectrique de 100 000 mégawatts, principalement tiré du bassin du fleuve Congo, ce qui représente un atout majeur pour le développement énergétique.
En plus des ressources hydrauliques, M. Lwamba a présenté diverses opportunités d’investissement dans le secteur énergétique. Il a évoqué les sources d’énergie renouvelables comme le photovoltaïque, qui profite d’un excellent ensoleillement, ainsi que la biomasse, couvrant 94 % du territoire. Les énergies thermique, géothermique, éolienne et nucléaire ont également été mentionnées comme des domaines prometteurs pour les investisseurs chinois.
La demande en électricité en RDC est actuellement estimée à 5 250 mégawatts, alors que l’offre totale ne dépasse pas 2 100 MW, avec une capacité installée de 2 800 mégawatts. L’une des opportunités notables est la couverture des besoins énergétiques du secteur minier, évalués à 2 500 mégawatts. Les projets à envisager incluent la construction de centrales hydroélectriques, l’intégration de photovoltaïque avec des sites hydroélectriques, ainsi que le développement de sites photovoltaïques autour des mines. L’expansion des réseaux de transport et de communication constitue également un axe de développement crucial, avec plusieurs projets prévus d’ici 2028.
Le forum économique RDC-Chine, intégré dans le cadre du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC 2024) organisé du 4 au 6 septembre, a été une plateforme essentielle pour inviter les investisseurs chinois à explorer ces opportunités. « Le gouvernement congolais est prêt à vous soutenir dans vos projets. Nous sommes des partenaires », a affirmé M. Lwamba.
L’invitation adressée par le ministre Lwamba aux investisseurs chinois souligne l’importance de renforcer les infrastructures pour répondre aux besoins croissants du pays et exploiter le potentiel inexploité des ressources naturelles de la RDC.


