RDC : Barnabé Muakadi appelle les contribuables à s’approprier les réformes fiscales

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Lors d’une visite sur le site de la FICKIN, le 30 août 2025, le Directeur général des Impôts, Barnabé Muakadi, a rappelé la Promotion du civisme fiscal et la vulgarisation des réformes en cours : facture normalisée, dispositifs électroniques fiscaux, réforme de la fiscalité directe avec l’Impôt sur les Sociétés (IS) et l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP). Il a invité la population, toutes catégories confondues, à s’approprier ces mesures. Accueilli par le Directeur général de la FICKIN, Didier Kabampele, il a parcouru les stands, avec un arrêt marqué à celui de la DGI.

Pourquoi cette invitation au grand public ? Parce qu’une réforme n’existe réellement que si elle vit dans les usages. La DGI met l’accent sur la pédagogie, la transparence et l’accompagnement. Le message est clair : passer de la compréhension à l’application, du texte à la pratique quotidienne, dans les entreprises comme chez les particuliers.

Ce que changent la facture normalisée et les dispositifs électroniques fiscaux

La facture normalisée s’impose comme le nouveau standard de preuve commerciale. Elle encadre la forme et le contenu du document remis au client afin d’assurer la traçabilité des opérations et la cohérence des écritures. Chaque vente laisse une trace exploitable et vérifiable. Résultat attendu : moins de litiges, des comptabilités plus propres, un dialogue plus simple avec l’administration. Pour les professionnels, l’intérêt est double : sécuriser la relation avec les clients et fiabiliser leurs déclarations.

Les dispositifs électroniques fiscaux s’inscrivent dans le même esprit. Ils outillent la collecte des données, réduisent les erreurs, accélèrent les contrôles et facilitent la conformité. L’objectif n’est pas de multiplier les formalités, mais de simplifier la preuve et de rendre les flux lisibles. Dans ce cadre, la DGI insiste sur l’appropriation : mieux vaut intégrer les outils tôt, former les équipes et adapter les procédures internes, plutôt que d’attendre une échéance qui transforme la transition en rupture.

Cette approche vise à installer une culture du reçu exact, du livre comptable à jour et de la déclaration à l’heure. Un cadre clair réduit le coût caché de l’incertitude et améliore la relation entre l’administration et les entreprises. Le civisme fiscal ne se limite pas au paiement ; il inclut la régularité, la qualité des pièces et la bonne tenue des archives.

Sur le terrain, la DGI mise sur la présence et l’explication. La visite du site, le contact avec les exposants et le passage par le stand de la DGI répondent à une logique simple : aller vers les contribuables, écouter leurs contraintes, rappeler les règles, montrer les outils, lever les doutes. Le salut exprimé par le Directeur général de la FICKIN à l’endroit des efforts de la DGI souligne cette dynamique d’ouverture et de service.

Muakadi

La réforme de la fiscalité directe apporte un second pilier : clarifier qui paie quoi et sur quelle base. L’Impôt sur les Sociétés (IS) cible les bénéfices des personnes morales. L’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP) ordonne les revenus des ménages selon des catégories lisibles. Ce duo remplace les montages dispersés par un schéma plus net. Les entreprises y trouvent une grille plus précise pour calculer l’impôt et planifier leur trésorerie. Les particuliers identifient mieux leurs obligations selon la nature de leurs revenus. L’administration, elle, gagne en cohérence de contrôle.

Pour l’économie réelle, cette lisibilité compte. Elle réduit les zones grises, encourage la formalisation et aligne la concurrence. Une entreprise qui facture correctement et déclare ses revenus dans le bon cadre protège sa réputation, rassure ses partenaires et évite les coûts de correction. Un salarié ou un indépendant qui comprend son IRPP anticipe ses échéances, évite les pénalités et sécurise ses projets.

Comment s’approprier concrètement ces réformes ? D’abord, en se renseignant auprès des canaux officiels de la DGI et en suivant les guides de mise en œuvre. Ensuite, en auditant ses pratiques : formats de factures, paramétrage des systèmes de caisse, classement des pièces, mises à jour des logiciels comptables. Enfin, en formant les équipes : la conformité repose sur des gestes simples répétés avec rigueur. Comprendre le cadre, c’est déjà s’y conformer.

Le civisme fiscal, mis en avant par la DGI, renvoie à une attitude collective. Il réduit l’arbitraire, favorise un environnement où chacun connaît la règle et s’y tient. Les réformes ne visent pas à alourdir le quotidien, mais à fluidifier les échanges et à mieux sécuriser la chaîne de valeur, de la vente au bilan, de la fiche de paie à la déclaration. Cette stabilité profite à tous : acheteurs, vendeurs, salariés, administrations, investisseurs.

La scène de la FICKIN en dit long : un lieu d’exposition, une administration qui vient vers le public, un message simple. La facture normalisée n’est pas un gadget ; c’est une brique de confiance. Les dispositifs électroniques fiscaux ne sont pas une contrainte abstraite ; ce sont des outils pour tenir une comptabilité intelligible et vérifiable. L’IS et l’IRPP ne sont pas des sigles de plus ; ils structurent le lien entre l’activité, le revenu et l’impôt.

Adopter ces réformes, c’est accepter une discipline utile. Les entreprises gagnent en clarté, les particuliers en prévisibilité, l’État en capacité d’organisation. La DGI rappelle que cette appropriation concerne « toutes les couches » de la population. L’appel de Barnabé Muakadi vise large : commerçants, prestataires de services, industriels, salariés, professions libérales. Chacun a une part à jouer, à la mesure de ses obligations.

La route passe par des étapes modestes mais décisives : choisir le bon modèle de facture, paramétrer son système, classer ses pièces, vérifier ses rubriques de revenus, s’informer à la source. Une comptabilité à jour, une facture conforme et une déclaration exacte forment un trio qui sécurise l’activité. C’est le cœur du message porté sur le site de la FICKIN et relayé au stand de la DGI : mettre des outils simples au service d’une règle compréhensible.

La DGI poursuit ses actions de sensibilisation. Les réformes sont là. Elles se lisent dans les formulaires, se voient sur les factures, s’installent dans les habitudes. La réussite dépend désormais de l’usage. À chaque contribuable d’en faire une pratique régulière. À l’administration d’entretenir la pédagogie et l’écoute. L’appropriation ne se décrète pas ; elle se construit.

— Peter MOYI

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