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RDC–Brésil : un accord commercial modernisé attendu en novembre pour stimuler les échanges et les investissements

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Brasília et Kinshasa ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération économique. Le 12 août 2025, le vice-président brésilien et ministre du Commerce extérieur, Gerardo Alckmin, et son homologue congolais, Julien Paluku, ont acté la mise à jour d’un accord commercial vieux de plus d’un demi-siècle. La signature officielle, prévue en novembre à Belém en marge de la COP 30, inclura cette fois un volet dédié à la facilitation des investissements, un signal fort pour encourager les flux commerciaux entre les deux pays.

Cette relance s’inscrit dans un cadre de négociations entamées depuis plusieurs mois pour renforcer la diplomatie économique de la RDC. L’accord, initialement conclu en 1973, sera enrichi de nouvelles dispositions, notamment la création de groupes de travail chargés de préciser les mesures incitatives pour les investisseurs des deux côtés de l’Atlantique.

En parallèle, un protocole d’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service a été signé par les ministres des Affaires étrangères. Ce geste vise à fluidifier les déplacements des délégations officielles et à faciliter la coordination des projets bilatéraux.

Pour Kinshasa, cet aggiornamento des relations avec le Brésil répond à un double objectif : diversifier ses partenaires économiques au-delà de ses circuits traditionnels et s’ouvrir davantage aux marchés latino-américains. Le Brésil, de son côté, y voit l’opportunité de consolider sa présence en Afrique centrale, dans un contexte mondial où les alliances sud-sud prennent de l’ampleur.

La rencontre de Brasilia marque donc une étape clé : la RDC et le Brésil veulent passer de déclarations d’intention à des engagements mesurables, en misant sur un cadre légal modernisé pour stimuler les échanges et attirer les capitaux. Les prochains mois diront si cette volonté se traduira par des flux commerciaux tangibles et une coopération économique plus dense.

— M. KOSI

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