La République Démocratique du Congo affiche sa confiance sur la scène économique internationale. À Washington, au sein de l’Université George Washington, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté les fondements de la stabilité macroéconomique congolaise. Dans un monde encore secoué par l’inflation et les tensions géopolitiques, Kinshasa affirme une position de résistance structurée.
Face à un parterre composé d’universitaires, d’experts et d’investisseurs, Fwamba a exposé la coordination active entre la gestion des finances publiques et la politique monétaire nationale. Une articulation pensée pour absorber les turbulences économiques mondiales tout en préservant le pouvoir d’achat intérieur. Il a précisé que cette approche intégrée repose sur des ajustements périodiques, accompagnés d’un suivi étroit du cadre macroéconomique et de ses indicateurs clés.
En toile de fond de cette prise de parole : le projet INGA, élément central de l’intervention du ministre. Plus qu’un projet énergétique, INGA devient pour la RDC un instrument de projection continentale. Doudou Fwamba l’a présenté comme une réponse directe aux besoins d’industrialisation du pays, mais aussi comme un outil de coopération régionale. L’objectif est clair : ancrer la RDC dans les chaînes de valeur de la transition énergétique mondiale.
Cette participation a aussi été l’occasion de repositionner le pays dans les débats stratégiques sur les ressources africaines. La RDC détient près de 70 % des réserves mondiales de cobalt — un composant essentiel des batteries électriques. Pour le gouvernement, il s’agit d’un levier économique à faire valoir, mais aussi d’un catalyseur de partenariats plus équilibrés.
À travers cette intervention à Washington, le ministère congolais des Finances poursuit une diplomatie économique offensive, misant sur la transparence, les chiffres consolidés et la valorisation des projets structurants pour séduire les investisseurs étrangers.
— M. MATUVOVANGA.

