Le gouvernement congolais cherche à mobiliser plus de 550 millions USD pour financer plusieurs projets dans les domaines de l’assainissement, de l’emploi, de l’agriculture et de l’aide aux populations affectées par les conflits. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté ce mardi 9 juin devant le Sénat quatre projets de loi autorisant la ratification de différents accords de financement conclus avec des partenaires internationaux. Ces ressources doivent soutenir la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028 et accompagner plusieurs investissements publics considérés comme prioritaires.
L’enveloppe globale dépasse 550 millions USD, auxquels s’ajoutent 142,42 millions d’unités de compte. Selon le gouvernement, ces financements obtenus à des conditions avantageuses doivent contribuer au développement des infrastructures, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie de la population. Les autorités estiment également que ces ressources permettront de soutenir plusieurs secteurs capables de stimuler l’activité économique et de renforcer la résilience des communautés.
Parmi les principaux projets concernés figure « Kin La Belle », qui bénéficie d’un financement de 250 millions USD. Cette initiative vise à moderniser la gestion des déchets dans la ville de Kinshasa à travers l’amélioration des systèmes de collecte, de traitement et de valorisation des déchets solides. Au-delà de l’aspect environnemental, le gouvernement mise sur les retombées économiques du projet, notamment la création d’emplois directs et indirects ainsi que l’amélioration du cadre de vie dans une capitale confrontée à une croissance démographique rapide.
Le Projet Compétences pour la transformation économique et l’emploi en RDC (PCTEE) recevra pour sa part 300 millions USD. Ce programme met l’accent sur le développement du capital humain à travers le renforcement de la formation technique et professionnelle. L’objectif est de mieux adapter les compétences des jeunes aux besoins des entreprises et du marché du travail, dans un contexte où le chômage et le sous-emploi restent des préoccupations importantes pour l’économie congolaise.
Le secteur agricole figure également parmi les bénéficiaires de ces accords. Le Projet de renforcement de la connectivité au Parc agro-industriel de Ngandajika, soutenu par la Banque africaine de développement, prévoit l’amélioration des infrastructures routières et logistiques afin de faciliter l’évacuation des productions agricoles vers les marchés de consommation. Le gouvernement considère que l’amélioration de ces infrastructures est essentielle pour réduire les coûts de transport, limiter les pertes après récolte et renforcer la compétitivité des chaînes de valeur agricoles locales.
Enfin, un financement de 48,6 millions USD est destiné au Projet de réponse à la crise dans l’Est de la RDC. Les fonds serviront à soutenir les populations affectées par lesDou conflits armés et les déplacements de population, notamment à travers des actions de relance économique, de renforcement de la résilience communautaire et d’amélioration de l’accès aux services essentiels.
En sollicitant l’approbation du Sénat, Doudou Fwamba a affirmé que ces accords traduisent la confiance maintenue des partenaires financiers internationaux envers les réformes économiques engagées par la RDC. Pour le gouvernement, la mise en œuvre de ces différents projets devrait permettre de renforcer les infrastructures productives, soutenir la création d’emplois et accompagner les efforts de développement économique du pays au cours des prochaines années.
— Eldad B.






