À Kinshasa, le mercredi 4 février 2026, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a reçu une délégation de la firme Future Union, basée au Qatar. Au centre des échanges, la signature annoncée d’un accord de principe et le démarrage des études techniques pour des projets de connectivité présentés comme de long terme.
Future Union explique vouloir lancer une série de chantiers touchant plusieurs infrastructures. L’idée est d’abord de cadrer le partenariat avec un accord de principe, puis d’engager les études indispensables avant de passer à l’exécution. « Ce sont des méga-projets à long terme. Nous allons signer un accord de principe pour commencer l’étude de ces projets, puis nous continuerons leur réalisation », a déclaré le Dr Abdelgalil Sharaf à l’issue de l’audience.
Ce que ces annonces changent sur le terrain et ce qui reste à prouver

Dans le détail, le programme évoqué couvre quatre blocs. D’abord la modernisation routière, présentée comme une priorité pour faciliter la circulation des biens et des personnes. Ensuite la relance des réseaux ferroviaires, avec la remise en état des rails et le déploiement de trains de nouvelle génération. Troisième volet, les infrastructures aéroportuaires, avec une mise aux normes internationales des points d’entrée aériens. Enfin, des autoroutes internationales pour renforcer les corridors d’intégration régionale.
Pour l’instant, le passage annoncé est celui des études de faisabilité. C’est une étape technique qui doit vérifier si les projets sont réalisables, combien ils coûtent et dans quels délais ils peuvent être exécutés. Les décisions qui comptent pour le public viendront plus tard, au moment des contrats, des financements et du calendrier des travaux.
Future Union met en avant sa capacité d’intervention, en indiquant disposer d’un réseau de 60 partenaires spécialisés et de sept succursales en Afrique, avec une présence déjà établie sur le continent. Côté organisation en RDC, la firme annonce aussi la structuration de sa branche locale, Future Union RDC. La directrice Olive Esther Ayuna Saleh a été présentée au ministre, avec un rôle annoncé dans le pilotage des études de faisabilité et la négociation des futurs contrats.
Le ministre John Banza Lunda relie cette démarche à la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de faire de la RDC un carrefour logistique au centre de l’Afrique. Le ministère indique qu’une équipe travaille déjà avec la firme, en attendant la formalisation de l’accord de principe et les résultats des premières études techniques.
— M. KOSI

