Le gouvernement congolais a évalué, lundi à Kinshasa, l’état d’avancement du plan d’action national consacré à la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites. Cette réunion a réuni plusieurs membres du gouvernement chargés de suivre les engagements pris par la RDC pour renforcer la transparence financière.
La rencontre s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par les autorités congolaises sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi. L’objectif est de renforcer la crédibilité du système financier national et d’aligner le pays sur les normes internationales de lutte contre la criminalité financière.
Les participants ont examiné les progrès réalisés dans la mise en œuvre des différentes mesures prévues par le plan d’action. Les discussions ont porté sur la coordination entre les institutions publiques impliquées dans ce processus, mais aussi sur l’amélioration du cadre réglementaire destiné à prévenir les infractions financières.
Des mécanismes de contrôle au cœur des réformes
Les échanges ont également concerné le renforcement des dispositifs de prévention, de détection et de répression du blanchiment des capitaux. Ces pratiques consistent à réintroduire dans le circuit économique légal des fonds provenant d’activités illicites. Elles représentent un risque pour la stabilité financière, la mobilisation des recettes publiques et l’attractivité économique du pays.
Les autorités congolaises ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les réformes déjà engagées afin de consolider les résultats obtenus. Elles entendent aussi renforcer l’efficacité des mécanismes mis en place pour lutter contre les flux financiers illicites, souvent associés à la fraude, à la corruption ou à d’autres formes de criminalité économique.
Plusieurs membres du gouvernement ont participé à cette réunion, notamment le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, ainsi que le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens Combattants, Eliezer Ntambwe. Des experts gouvernementaux et des représentants du cabinet du ministre des Finances ont également pris part aux travaux.
M. KOSI




