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RDC : sous la pression des consommateurs, Kinshasa veut revoir les frais du mobile money

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Les frais appliqués aux transactions de monnaie mobile en RDC font l’objet d’un examen au Parlement. Le 25 avril 2026, le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a expliqué que leur encadrement relève surtout de la Banque centrale du Congo.

Le débat sur le coût du mobile money revient au centre des discussions publiques. Devant les députés au Palais du Peuple, Daniel Mukoko Samba a rappelé que son ministère suit le cadre général des prix et de la concurrence. Mais pour les services financiers mobiles, la tarification dépend de la Banque centrale du Congo, à travers ses textes réglementaires, dont les instructions n°58 et n°24. Cette précision permet de comprendre pourquoi plusieurs institutions interviennent en même temps sur ce sujet, entre régulation financière, télécommunications et fiscalité.

Une fiscalité qui pèse sur le coût final

Selon les autorités, les frais pratiqués en RDC restent plus élevés que dans certains pays de la région. Le ministre a cité l’exemple des droits d’accises, fixés à 10 % en RDC contre 2 % au Cameroun. Mais ces coûts ne viennent pas uniquement des opérateurs. Ils incluent aussi plusieurs prélèvements publics comme la TVA, les droits d’accises, les redevances sur le chiffre d’affaires et les fréquences, la taxe sur les transactions électroniques ainsi que le fonds des services universels. Pour les utilisateurs, cela se traduit par un coût plus élevé à chaque transfert ou retrait, alors que le mobile money est devenu un outil courant pour envoyer de l’argent ou payer des services sans passer par une banque.

Face à cette situation, le gouvernement travaille sur une réforme avec plusieurs acteurs du secteur, dont l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, le ministère des Postes, Télécommunications et Numérique et la Fédération des Entreprises du Congo. L’objectif est de mieux encadrer les tarifs tout en maintenant un équilibre entre les intérêts des opérateurs, les recettes publiques et la protection des consommateurs. Une plateforme baptisée « Loba » doit aussi être lancée pour recueillir les plaintes des usagers et améliorer le suivi des pratiques sur le marché.

— M. KOSI

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