Porter le budget de la République démocratique du Congo de 20 à 50 milliards de dollars américains d’ici cinq ans, puis à 100 milliards de dollars dans la prochaine décennie. C’est l’ambition affichée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, lors de la deuxième édition des Journées scientifiques de Kinshasa, consacrée à la problématique de l’accroissement des recettes publiques de l’État.
Intervenant comme paneliste devant le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, des parlementaires, des membres du Gouvernement, des opérateurs économiques et des universitaires, le ministre a défendu une série de réformes destinées à renforcer la mobilisation des ressources publiques et à soutenir le développement du pays.
Pour atteindre cet objectif, Julien Paluku a plaidé en faveur d’une action concertée entre les institutions publiques et le secteur privé.
A l’en croire, le Parlement doit accompagner les réformes à travers un cadre législatif adapté, tandis que le Gouvernement doit poursuivre les efforts de mobilisation des recettes. La justice, a-t-il ajouté, doit garantir un environnement des affaires sécurisé afin de favoriser les investissements et la croissance économique.
Par ailleurs, le ministre a insisté sur la nécessité de consolider les avancées enregistrées dans l’amélioration du climat des affaires.
Il a notamment appelé à la suppression des taxes jugées pénalisantes pour l’activité économique, à la révision de la nomenclature des impôts et taxes ainsi qu’à la protection des réformes engagées dans le secteur douanier.
Au cœur de ces réformes figure la digitalisation des procédures du commerce extérieur. Julien Paluku a cité l’interconnexion entre le système S-ONE du Guichet unique intégral du commerce extérieur (GUCE) et Sydonia World de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), opérationnelle depuis le 29 décembre 2025. Une mesure qui, selon lui, contribue à renforcer la transparence, à réduire les pertes de recettes et à fluidifier les opérations de dédouanement.
Au-delà des réformes économiques, le ministre a proposé une réorganisation de la gouvernance territoriale autour de trois niveaux de pouvoir : le niveau central, le niveau provincial et le territoire, appelé à jouer un rôle plus important dans la coordination du développement local.
Il a également mis en avant le potentiel du secteur agricole, qu’il considère comme un moteur essentiel de la transformation économique du pays.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a exhorté les participants à formuler des propositions concrètes et innovantes susceptibles d’accroître durablement les recettes publiques.
Eldad B.








