Le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, s'est engagé à améliorer les conditions financières, matérielles et physiques des cellules du Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP). Les marchés publics représentent 63 % des dépenses de l'État, selon le ministre du Budget de l'époque lors du lancement de la plateforme en 2022.

Le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, s’est engagé à améliorer les conditions financières, matérielles et physiques des cellules du Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP). Les marchés publics représentent 63 % des dépenses de l’État, selon le ministre du Budget de l’époque lors du lancement de la plateforme en 2022.
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, s’est engagé à améliorer les conditions financières, matérielles et physiques des cellules impliquées dans la mise en œuvre du Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP).
Cet engagement a été annoncé ce jeudi par le directeur général de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), Katembo Kumakinga, à l’issue d’une séance de travail consacrée à l’évaluation de cette plateforme numérique lancée en 2022 par le président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre de l’automatisation et de la transparence de la commande publique.
Cette rencontre, à laquelle le vice-ministre Élysée Bokumwana a également pris part aux côtés du vice-Premier ministre, a permis de faire le point sur les avancées enregistrées, d’identifier les obstacles persistants et de définir les prochaines étapes pour améliorer le fonctionnement du dispositif.
« Nous devrions faire l’évaluation de ce système pour savoir si nous avons enregistré des avancées ou si nous sommes dans une situation de stagnation. Et si nous sommes dans la stagnation, nous devons identifier les obstacles et trouver comment les contourner ou les éliminer », a expliqué Katembo Kumakinga.
Sur le plan opérationnel, le directeur général de la DGCMP a indiqué que toutes les cellules pilotes disposent désormais de matériels informatiques. La prochaine étape consiste notamment à leur assurer une connexion Internet afin de renforcer leur capacité à travailler à travers la plateforme.
« En termes de matériel, toutes les cellules pilotes sont en possession des équipements informatiques. Dès cette semaine, nous devons mettre à leur disposition la connexion Internet », a-t-il précisé.
Malgré ces avancées, le fonctionnement des cellules reste confronté à des difficultés financières et matérielles. Pour Katembo Kumakinga, la réussite de SIGMAP ne repose pas uniquement sur la maîtrise technique de l’outil numérique, mais également sur les conditions dans lesquelles les agents accomplissent leurs missions.
« Les performances ne peuvent pas être seulement en termes techniques, mais elles doivent aussi être en termes pécuniaires », a-t-il souligné.
Le directeur général a notamment insisté sur la nécessité d’assurer aux agents des moyens de fonctionnement adéquats, compte tenu des montants importants traités dans le cadre des marchés publics. Il estime que l’insuffisance de ces moyens peut exposer les agents à des sollicitations illicites de la part d’opérateurs économiques.
À ce sujet, il a rapporté que le vice-Premier ministre du Budget s’était engagé à présenter la situation des différentes cellules au Conseil des ministres, afin de faire examiner les difficultés rencontrées et d’améliorer leurs conditions de fonctionnement.
Au-delà de la prise en charge des besoins matériels et financiers, les acteurs du système se sont engagés à poursuivre les efforts visant à améliorer les performances de la plateforme.
« Le VPM a pris l’engagement ferme de mettre les cellules dans des conditions financières, matérielles et physiques adéquates », a déclaré Katembo Kumakinga.
Il a également annoncé l’intégration des cellules concernées dans le dispositif prévu au niveau des cinq départements des cabinets du ministère du Budget, dès lundi. Des réunions mensuelles d’évaluation réunissant les acteurs de SIGMAP sont par ailleurs annoncées pour assurer le suivi des avancées et identifier les ajustements nécessaires.
L’évaluation intervient dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre de SIGMAP, dont l’ambition est de dématérialiser les procédures de la commande publique et d’améliorer leur traçabilité, depuis les cellules techniques jusqu’à l’autorité approbatrice.
À travers cette démarche, les autorités entendent consolider les acquis techniques de la plateforme et réunir les conditions nécessaires à son fonctionnement effectif, afin de contribuer au renforcement de la transparence dans la gestion des marchés publics en République démocratique du Congo.
SIGMAP a été lancé officiellement le 29 août 2022 à Kinshasa par Félix Tshisekedi. Lors de cette cérémonie, le ministre du Budget d’alors, Aimé Boji Sangara, avait indiqué que les marchés publics représentent 63 % des dépenses publiques de l’État, selon Actualite.cd. La Banque mondiale a apporté un appui technique et financier à la plateforme à travers le Projet de renforcement de la redevabilité et de la gestion des finances publiques (PROFIT-Congo), sans que le montant soit précisé.
Une feuille de route 2024-2027 a été présentée au Conseil des ministres le 18 octobre 2024. Elle prévoit sept étapes, dont la mise en production du système dans les entités utilisatrices, la création de centres de services partagés et le passage à une commande publique entièrement dématérialisée, financés par les lois de finances annuelles et les partenaires techniques et financiers.





Chaque jour, les informations économiques de la RDC qu’il ne faut pas rater, directement sur votre téléphone.
Rejoindre la chaîne
Connectez-vous à votre compte LePoint.cd