Le 5 novembre à Paris, la RDC et les États-Unis ont tenu la deuxième réunion du comité de pilotage de leur accord de partenariat. Kinshasa demande des investissements réels. Deux opérations américaines servent de repères, le rachat de Chemaf par Virtus pour environ 30 millions de dollars et le protocole Orion-Glencore sur 40 % de deux mines.

Le 5 novembre à Paris, la RDC et les États-Unis ont tenu la deuxième réunion du comité de pilotage de leur accord de partenariat. Kinshasa demande des investissements réels. Deux opérations américaines servent de repères, le rachat de Chemaf par Virtus pour environ 30 millions de dollars et le protocole Orion-Glencore sur 40 % de deux mines.
La délégation congolaise était conduite par le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, avec la ministre d’État aux Affaires étrangères, le ministre des Finances, la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, et le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Côté américain, la délégation était dirigée par Chris Kulukundis, conseiller principal au Bureau des affaires africaines du Département d’État, selon le ministère du Portefeuille. Une réunion préparatoire s’est tenue à l’ambassade de la RDC à Paris. La première réunion du comité avait eu lieu à Washington en février 2026.
Les travaux ont porté sur l’état d’avancement des minerais critiques, du corridor de Lobito et des infrastructures énergétiques, dont Grand Inga. Reuters ajoute l’acheminement de davantage de cuivre et de cobalt congolais vers le marché américain et les réformes fiscales.
Daniel Mukoko Samba a déclaré sur X que le succès de l’accord doit être mesuré aux projets achevés, et que la RDC veut passer des accords signés aux investissements réels. Il attend du partenariat la transformation locale des minerais, l’accès à l’électricité et la paix dans l’est.
Louis Watum Kabamba a insisté sur la création d’emplois, le transfert de compétences et le respect du droit minier. Il a précisé les règles de contenu local. Les sociétés minières d’exploitation doivent réserver 10 % de leur capital à des Congolais, dont 5 % aux travailleurs, et les entités de traitement 50 %.
Virtus Minerals a accepté fin mars de racheter Chemaf pour environ 30 millions de dollars, selon Reuters. Chemaf porte 200 millions de dollars de dettes non garanties et 700 millions de dettes garanties, et Virtus s’est engagé à lever environ 720 millions de dollars d’investissements.
Le 3 février 2026, Glencore et le consortium Orion CMC, soutenu par les États-Unis, ont signé un protocole d’accord non contraignant. Il porte sur 40 % de Mutanda Mining et de Kamoto Copper Company, deux actifs dont la valeur d’entreprise combinée est d’environ 9 milliards de dollars selon Glencore. L’opération reste soumise à une due diligence et à la signature de documents contraignants. La Gécamines est le partenaire de Glencore dans Kamoto.
En avril, un responsable du Département d’État affirmait à Reuters que les investisseurs américains s’inquiètent surtout de la stabilité fiscale et du cadre réglementaire de la RDC.
Noella NGOLA





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