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RDC et Sahel face au gel des 68 milliards d’aides américaines : quels risques pour 15 milliards de programmes vitaux en Afrique ?

LePoint.cd
Last updated: avril 29, 2025 7:38 am
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il y a 1 an
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Le gel des aides extérieures décrété par Donald Trump touche de plein fouet l’Afrique francophone. Parmi les pays les plus exposés, la République démocratique du Congo (RDC) et les membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) voient planer une incertitude lourde sur la poursuite de projets vitaux.

En 2023, l’Afrique subsaharienne a reçu près de 15 milliards de dollars via l’USAID. La suspension annoncée le 27 janvier, pour une durée initiale de trois mois, menace directement cette manne, notamment pour des programmes humanitaires et sanitaires essentiels. Seuls l’Égypte et Israël, regroupés avec le Moyen-Orient, ont été épargnés.

La RDC se trouve en première ligne parmi les récipiendaires francophones, avec près d’un milliard de dollars d’aides reçues, concentrées pour moitié sur l’aide humanitaire. Dans un contexte où le budget national 2025 atteint à peine 17,4 milliards de dollars, et alors que la crise humanitaire à l’Est du pays a forcé déjà près d’un million de déplacés, la perte de ce soutien apparaît comme une perspective alarmante. « La RDC n’a pas les moyens d’absorber seule un tel choc humanitaire », avertit Jacques Mukena, analyste à l’Institut congolais Ebuteli.

Au Sahel, Mali, Burkina Faso et Niger enregistrent un financement cumulé de 700 millions de dollars. Pour des États déjà asphyxiés par des sanctions internationales et par une difficulté chronique à mobiliser leurs recettes fiscales, cette suspension représente une menace directe sur les projets de santé, d’agriculture et de développement local. « Chaque dollar gelé est une perte d’opportunité pour ces économies fragiles », déplore Ibrahim Adamou Louché, économiste nigérien.

Aux Etats-Unis, les signaux sont clairs : l’USAID, qui gère plus de 60 % des aides extérieures, est mise sous pression. Elon Musk, récemment nommé à la tête du département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), a décrit l’agence comme « obsolète » et réclamé sa dissolution. Le site officiel de l’USAID a déjà été mis hors ligne pour révision.

Cette suspension ne se limite pas à un simple ajustement administratif. Sur le terrain, les conséquences sont immédiates. Pour Solidarité Internationale (SI), présente dans 21 pays, la suspension partielle reçue par courrier bouleverse la planification des activités. Les projets d’accès à l’eau potable au Mozambique continuent, mais ceux de relance agricole sont à l’arrêt. « Nous sommes contraints de restructurer nos équipes et d’abandonner certains projets », regrette Kevin Goldberg, directeur de l’ONG.

Le contexte géopolitique complique encore davantage la donne. La compétition pour les ressources minières stratégiques place la RDC sous pression. Washington pourrait conditionner la reprise des aides à une réduction de l’influence chinoise, notamment sur le cobalt et le coltan, deux métaux essentiels pour les industries électriques et numériques. Une approche amorcée par l’administration Biden, avec le financement de 600 millions de dollars pour la modernisation du corridor ferroviaire de Lobito.

Les petites ONG apparaissent comme les premières victimes silencieuses. Beaucoup, dépendantes à plus de 80 % de fonds américains, se retrouvent sans solution alternative. « Derriere ces financements, il y a des vies humaines, des enfants soignés, des récoltes sauvées », rappelle Fabrice Ferrier de Focus 2030.

Face à la contraction mondiale des budgets d’aide publique au développement, les ONG redoutent un équilibre toujours plus difficile à maintenir.

— Peter MOYI

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