Le cuivre a légèrement reculé ce mercredi 29 juillet 2026 sur les marchés de Londres et de Shanghai. Les investisseurs limitent leurs positions avant la décision de la Réserve fédérale américaine, alors qu’un maintien des taux reste le scénario privilégié.
Le cuivre à trois mois s’échangeait autour de 13 650 USD la tonne sur le London Metal Exchange dans les premiers échanges, après une baisse inférieure à 0,3 %. À Shanghai, le contrat le plus négocié a reculé de 0,21 %, à 104 830 yuans la tonne, soit environ 15 481 USD. Ce repli reste limité au regard du niveau élevé atteint par le métal rouge. Depuis la mi-mai, le cuivre évolue principalement dans une fourchette comprise entre 13 000 et 14 000 USD la tonne, dans un marché partagé entre les tensions sur l’offre, les mouvements de stocks et les incertitudes économiques.
La séance du 29 juillet est dominée par l’attente de la décision de la Réserve fédérale américaine. Le Comité fédéral de l’open market tient sa réunion les 28 et 29 juillet, avec une annonce prévue à 18 heures GMT, soit 19 heures à Kinshasa.
Le marché évalue le risque d’une hausse des taux
Les contrats à terme sur les taux indiquaient environ 69 % de probabilité d’un maintien de la fourchette actuelle et près de 31 % de probabilité d’une hausse. Pour septembre, les anticipations du marché accordaient environ 76 % de chances à un niveau de taux supérieur à celui observé avant la réunion de juillet.
Une hausse des taux américains peut peser sur le cuivre en renforçant le dollar et en augmentant le coût du financement. Comme les métaux sont généralement négociés en USD, une appréciation de la monnaie américaine rend leur acquisition plus coûteuse pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Un maintien des taux pourrait réduire cette pression immédiate. La réaction du marché dépendra toutefois du contenu du communiqué de la Fed et des indications données sur une éventuelle hausse en septembre.
Pour la RDC, le maintien du cuivre autour de 13 650 USD constitue un environnement favorable à la valeur des exportations minières. Une hausse du cours ne se transforme cependant pas automatiquement en recettes publiques supplémentaires. Son effet dépend également des volumes produits et exportés, des coûts des entreprises, des mécanismes fiscaux et du rythme d’encaissement des impôts et redevances.
La prochaine orientation du cuivre sera donc déterminée par la décision de la Fed, mais aussi par les signaux envoyés sur l’évolution des taux durant le reste de l’année 2026.
— M. MASAMUNA









Votre avis compte
Une precision, un chiffre a corriger, une experience terrain ou une question utile ? Votre commentaire peut enrichir le debat economique.