Le ministre des Finances Doudou Fwamba affirme que les salaires de janvier 2026 ont été versés “de manière progressive” à cause des mises à jour administratives de début d’année et du contexte sécuritaire. Il assure que les forces armées, la Police, la Dynacope et des enseignants de Kinshasa ont été payés avant le 28 janvier, et que les autres paiements doivent se terminer dans les 72 heures.
Chaque début d’année, l’État procède à des mécanisations et à des mises à jour des fichiers de paie. Concrètement, cela veut dire que des agents sont intégrés, des situations sont corrigées, et certains ajustements sont appliqués avant d’ordonner les virements. Selon le ministre, ces opérations provoquent souvent un glissement au premier trimestre, surtout en janvier, car la chaîne de paie doit être “recalée” après les modifications.
Dans ce cadre, le gouvernement dit avoir choisi une stratégie de paiement progressif de “l’enveloppe salariale” plutôt qu’un paiement simultané de toutes les catégories. Le ministre insiste sur un point : “contrairement aux bruits” qui circulent, les rémunérations des personnels considérés comme “sensibles”, c’est-à-dire ceux dont la situation est suivie mensuellement, auraient été payées avant le 28 janvier 2026. Il cite notamment les FARDC, la Police nationale congolaise, la Dynacope, ainsi que des enseignants pour la ville-province de Kinshasa.
Pour les autres catégories, le ministre reconnaît que les opérations ont continué au-delà du 28 janvier. Il indique que les médecins ont été payés “la semaine passée” et que la paie se poursuit. Son engagement est clair : les services du Trésor devraient clôturer les opérations dans les 72 heures pour couvrir le “mois passé”, tout en tenant compte du rythme imposé par les mises à jour.
PDL 145 territoires : 59 millions USD déboursés en 2025, des crédits annoncés pour 2026
Au-delà de la paie, Doudou Fwamba rattache la discussion à la gestion globale des finances publiques et aux programmes prioritaires. Il rappelle qu’en 2025, le gouvernement dit avoir déboursé 59 millions USD pour “compléter” le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145). Il affirme aussi que des financements attendus au niveau des CFF ont été “clôturés”, et que l’EPID aurait “déjà reçu tous les financements” pour un premier volet.
Pour 2026, le ministre assure que la loi des finances prévoit des sommes destinées au PDL-145, qui seraient allouées “de manière pragmatique”. Il insiste sur le fait que ce programme reste prioritaire et qu’il doit se déployer sous la coordination de la Première ministre.
Dans le même passage, il évoque une “meilleure coordination” entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC), ainsi qu’entre services opérationnels, avec un accent sur la mobilisation des recettes et la gestion des flux liés au secteur extractif. Il cite la DGDA et la “division des mines” pour accélérer l’exportation du cobalt, et parle d’ajustements dans la régulation budgétaire entre le ministère des Finances et le ministère du Budget. La régulation budgétaire, c’est l’arbitrage concret entre ce qui entre dans les caisses (recettes) et ce qui sort (dépenses), afin d’éviter des paiements désordonnés et des retards en chaîne.
Sur le volet communication, le ministre appelle les fonctionnaires et la population à se fier aux sources officielles, en affirmant que, malgré le contexte sécuritaire, “la situation est sous contrôle” et que le gouvernement continuera d’assurer ses responsabilités, notamment sur la paie et le financement des programmes publics.
— M. MASAMUNA



