Le gouvernement congolais poursuit ses consultations avec les acteurs du secteur minier en vue de moderniser le cadre réglementaire applicable aux produits miniers marchands. Réunis le 2 juin 2026 à Kinshasa, les experts de l’État et les représentants de la Chambre des Mines de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ont examiné un projet d’arrêté interministériel consacré à la commercialisation, à l’exportation et à la nomenclature des produits miniers.
Présidée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, cette réunion s’inscrit dans le processus de réforme engagé par les autorités afin d’adapter la réglementation aux nouvelles réalités du secteur. Le gouvernement entend notamment renforcer la transformation locale des ressources minières et améliorer la valorisation des minerais extraits sur le territoire national. L’objectif est de permettre à l’économie congolaise de capter une part plus importante de la richesse générée par l’exploitation minière, qui demeure l’un des principaux moteurs de croissance du pays.


Au cours des échanges, le ministre des Mines a souligné l’importance de parvenir à un texte qui réponde à la fois aux ambitions de l’État et aux préoccupations des opérateurs miniers. Il a appelé les différentes parties à privilégier les discussions techniques afin de construire un consensus autour des dispositions qui encadreront désormais la commercialisation et l’exportation des produits miniers marchands.
Les discussions ont porté sur plusieurs aspects du futur dispositif réglementaire. Les participants ont notamment examiné les mécanismes de commercialisation des minerais, les procédures d’exportation ainsi que l’actualisation de la nomenclature des produits miniers. Une attention particulière a également été accordée aux sous-produits miniers présentant un intérêt économique, dont la valorisation pourrait contribuer à accroître les revenus générés par le secteur.
À l’issue de cette séance de travail, les différentes parties ont dégagé les principales orientations destinées à guider la finalisation du projet d’arrêté interministériel. Gouvernement et secteur privé ont réaffirmé leur volonté de mettre en place un cadre réglementaire plus transparent et mieux adapté aux exigences actuelles de l’industrie minière. Les autorités espèrent que cette réforme favorisera la création de davantage de valeur ajoutée en RDC, tout en renforçant la compétitivité du secteur sur les marchés internationaux.
Peter MOYI







Cette réforme soulève un enjeu fondamental : la création de valeur ne se mesure plus uniquement au niveau de l’extraction, mais à chaque étape de la chaîne commerciale et logistique.
La commercialisation, l’exportation et la valorisation des sous-produits sont des points de synchronisation critiques du système minier congolais. Lorsqu’ils sont mal encadrés, ils génèrent des frictions, des coûts cachés et une perte de compétitivité. Lorsqu’ils sont bien gouvernés, ils deviennent des multiplicateurs de valeur.
La RDC dispose déjà des ressources. Le défi consiste désormais à optimiser les mécanismes qui transforment ces ressources en richesse durable pour l’économie nationale.