L’accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran sur la réouverture du détroit d’Ormuz a immédiatement détendu les marchés. Le Brent a perdu plus de 4 %, tandis que le cuivre a atteint 13 849 USD la tonne sur le LME.
La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz a fait baisser la pression sur les prix mondiaux de l’énergie. Cette voie maritime reste l’un des passages les plus sensibles pour le transport du pétrole et du gaz. Sa fermeture ou son blocage peut renchérir les importations, alimenter l’inflation et peser sur le pouvoir d’achat dans plusieurs pays dépendants des produits pétroliers.
Selon les données du marché, le Brent a reculé de plus de 4 % après l’annonce de l’accord entre Washington et Téhéran. Cette baisse traduit un retour de confiance des investisseurs, car un pétrole moins cher réduit les craintes sur les coûts de transport, les prix des carburants et les dépenses énergétiques des entreprises.
Le dollar s’est aussi affaibli, tombant à son plus bas niveau depuis dix jours. Pour les matières premières cotées en devise américaine, un dollar moins fort peut soutenir la demande, car les acheteurs utilisant d’autres monnaies paient relativement moins cher.
Les matières premières réagissent à la détente géopolitique
Le cuivre a profité de ce mouvement. Le contrat à trois mois sur le London Metal Exchange a grimpé à 13 849 USD la tonne, son plus haut niveau depuis une semaine. Ce métal reste un indicateur suivi par les marchés, car il entre dans la construction, l’électricité, les batteries, les infrastructures et l’industrie.
Pour les pays producteurs comme la République démocratique du Congo, ces mouvements de prix sont à surveiller de près. La RDC occupe une place majeure dans l’approvisionnement mondial en cuivre et en cobalt. Une hausse durable du cuivre peut soutenir les recettes d’exportation, les revenus miniers et les finances publiques, à condition que les volumes exportés et les conditions fiscales restent favorables.
Mais la réaction actuelle reste liée à un facteur géopolitique précis. Les marchés attendent encore la mise en œuvre concrète de l’accord, le calendrier de réouverture du détroit d’Ormuz et les prochaines discussions entre les deux pays. La suite dépendra donc de la capacité des parties à maintenir la détente et à garantir la reprise normale du trafic maritime.
— M. KOSI










