La RDC et le Libéria veulent renforcer leur coopération dans l’agriculture, les mines, la santé et les transports. Cette volonté a été réaffirmée mardi 16 juin à Monrovia, lors d’un échange entre Thérèse Kayikwamba Wagner et Sara Frances Beysolow Nyanti.
La République démocratique du Congo et le Libéria cherchent à donner plus de contenu à leurs relations diplomatiques et économiques. En visite à Monrovia, la ministre d’État congolaise en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue avec son homologue libérienne, Sara Frances Beysolow Nyanti.
Les deux responsables ont examiné les pistes de coopération dans plusieurs secteurs importants pour les deux pays. L’agriculture, les mines, la santé et les transports figurent parmi les domaines retenus. Pour Kinshasa comme pour Monrovia, l’objectif est de créer des partenariats capables de soutenir les échanges économiques et de renforcer les relations entre les institutions des deux États.
Les deux gouvernements travaillent aussi à la conclusion d’un Accord général de coopération. Un mémorandum d’entente sur les consultations politiques et diplomatiques est également attendu. Ces deux instruments doivent permettre d’installer un cadre régulier de dialogue entre la RDC et le Libéria, avec une meilleure coordination des projets communs.
Au-delà de la coopération bilatérale, les échanges ont porté sur les dossiers africains suivis au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les deux ministres ont abordé la coordination des positions entre les pays africains membres du Conseil, dans le cadre du groupe des A3.
La RDC prépare sa présidence au Conseil de sécurité
Cette rencontre intervient aussi dans la préparation de la présidence tournante de la RDC au Conseil de sécurité des Nations Unies, prévue en juillet 2026. Selon les autorités congolaises, Kinshasa veut mettre l’accent sur les liens entre la gouvernance des ressources naturelles, les effets du changement climatique et les conflits armés.
Ces thèmes concernent directement plusieurs pays africains, où les ressources minières, les tensions locales et les pressions climatiques pèsent sur la stabilité. Pour la RDC, cette présidence représente une occasion de porter des priorités africaines dans les discussions internationales sur la paix et la sécurité.
Les deux parties ont aussi évoqué la future présidence du Libéria au Conseil de sécurité, attendue en décembre 2026. Kinshasa et Monrovia veulent ainsi renforcer leur concertation sur les grands dossiers diplomatiques, mais aussi sur les questions économiques qui touchent le continent.
Cette visite s’inscrit dans la continuité du rapprochement engagé entre les deux pays depuis la visite officielle de la ministre libérienne des Affaires étrangères en RDC, en octobre 2024. Elle confirme la volonté des deux capitales de diversifier leur coopération, dans un contexte où les partenariats africains prennent plus de place dans la stratégie extérieure congolaise.
— M. MASAMUNA










