Le premier train international transportant du cuivre en provenance de la République démocratique du Congo est arrivé au port de Lobito, en Angola, marquant la reprise du service de fret sur le Corridor de Lobito. Cette relance intervient après deux mois d’interruption provoqués par de fortes inondations dans la province angolaise de Benguela.
Le Corridor de Lobito retrouve progressivement son rôle de principale voie d’exportation des minerais du sud de la République démocratique du Congo. Lobito Atlantic Railway (LAR) a annoncé l’arrivée du premier train international chargé de cuivre congolais depuis la réouverture de la section ferroviaire reliant Lobito à Huambo.
Le trafic ferroviaire avait été suspendu pendant près de deux mois à la suite des importantes inondations qui ont touché la province de Benguela en avril 2026. Malgré cette interruption sur une partie du réseau, la liaison entre Huambo et Luau, longue de plus de 1 000 kilomètres, est restée opérationnelle, permettant d’assurer une partie de la chaîne logistique.
Un corridor devenu stratégique pour les exportations minières congolaises
Pour limiter les perturbations, Lobito Atlantic Railway a mis en place une solution multimodale via la plateforme logistique de Dango afin de maintenir les flux de marchandises durant les travaux de réhabilitation. La reprise complète du trafic constitue une bonne nouvelle pour les opérateurs miniers de la RDC, dont une partie croissante des exportations de cuivre transite désormais par le Corridor de Lobito. Cette infrastructure offre une alternative aux itinéraires traditionnels vers les ports d’Afrique australe et contribue à réduire les délais de transport vers les marchés internationaux.
Au-delà du cuivre, ce corridor est appelé à jouer un rôle central dans l’exportation d’autres minerais stratégiques produits en République démocratique du Congo, notamment le cobalt, tout en facilitant les échanges commerciaux entre l’Angola, la Zambie et la RDC.
Des investissements pour renforcer la résilience du corridor
Lobito Atlantic Railway indique que la deuxième phase du programme de rétablissement est désormais engagée. Elle prévoit des études d’ingénierie destinées à renforcer la résistance des infrastructures ferroviaires face aux événements climatiques extrêmes, dont la fréquence augmente en Afrique australe.
Pour la RDC, cette démarche est stratégique. Les interruptions logistiques sur les grands corridors d’exportation peuvent ralentir les livraisons, augmenter les coûts de transport et retarder les recettes d’exportation, alors que le cuivre demeure l’un des principaux produits générateurs de devises pour le pays.
Le directeur général de Lobito Atlantic Railway, Nicholas Fournier, a salué cette reprise, estimant que l’arrivée du premier train international de cuivre illustre la capacité de l’entreprise à maintenir la continuité de ses opérations malgré les difficultés rencontrées. La remise en service progressive du Corridor de Lobito intervient dans un contexte où la RDC cherche à diversifier ses voies d’exportation afin de sécuriser l’écoulement de sa production minière et de renforcer sa compétitivité sur les marchés mondiaux.
— Peter MOYI









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