La République démocratique du Congo accélère son programme de modernisation des infrastructures routières. En mission dans l’espace Grand Kasaï, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a inspecté les travaux du corridor Mbuji-Mayi–Kabinda–Mbanga, première section d’un projet d’autoroute de 1 080 kilomètres destinée à relier Mbuji-Mayi à Bukavu. Ce chantier s’inscrit dans la stratégie de désenclavement et de connectivité nationale portée par le Gouvernement.
Après avoir participé au Conseil des ministres à Kinshasa, le ministre a repris sa mission de terrain dans le Kasaï-Oriental. Accompagné du gouverneur Jean-Paul Mbwebwa et du coordonnateur de la Cellule Infrastructures, Billy Tshibambe, il a parcouru près de 280 kilomètres entre Mbuji-Mayi, Kabinda et Mbanga afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux. Le projet est exécuté par les entreprises chinoises CJIC et GCGG, sous la supervision du bureau d’ingénierie italien SIC Progetti. Les équipes interviennent actuellement sur les ouvrages de drainage, les travaux d’assainissement, la construction de la chaussée ainsi que la mise en place des couches de fondation et de base.
Selon les responsables du chantier, près de 10 kilomètres sont déjà en cours de revêtement.
Une autoroute à deux fois deux bandes jusqu’à Bukavu
L’infrastructure prévoit une chaussée en béton bitumineux à deux fois deux bandes, des séparateurs centraux, des trottoirs dans les agglomérations traversées ainsi que des aires de repos aménagées tous les 50 kilomètres. Lancé en mars 2026, le chantier bénéficie du financement de la Banque mondiale à travers le Projet d’appui à la connectivité et au transport (PACT).
Au cours de l’inspection, John Banza Lunda a annoncé que cette autoroute constituera le premier tronçon d’un corridor routier de 1 080 kilomètres reliant Mbuji-Mayi à Bukavu, avec pour objectif de renforcer les échanges entre le centre et l’est de la République démocratique du Congo. Le ministre a également confirmé qu’une boucle de 120 kilomètres reliera prochainement la RN1 à la RN2 au niveau de la bifurcation de Ngandajika. Ce projet, déjà validé, sera financé par la Banque africaine de développement (BAD).
Au-delà de l’amélioration de la mobilité, les autorités voient dans ce corridor un levier de développement économique. En facilitant le transport des personnes et des marchandises, cette infrastructure devrait soutenir les activités agricoles, renforcer les échanges commerciaux et améliorer l’accès aux services dans plusieurs provinces du centre et de l’est du pays. À l’issue de cette étape, le gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa, a salué l’approche de terrain adoptée par le ministre des Infrastructures, estimant que le suivi régulier des chantiers constitue un facteur important pour accélérer leur exécution.
— M. KOSI









Votre avis compte
Une precision, un chiffre a corriger, une experience terrain ou une question utile ? Votre commentaire peut enrichir le debat economique.