Le parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu est évalué à environ 1 milliard USD, avec 85 000 hectares cultivables, une production projetée de 700 000 tonnes par an et plus de 20 000 emplois. Ces chiffres restent des objectifs, alors que le Gouvernement examine encore le financement des études nécessaires pour établir la faisabilité du projet.
Le parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu figure parmi huit projets agricoles pour lesquels le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire a sollicité une participation financière de l’État aux études de faisabilité. La demande a été examinée lors du Conseil des ministres du 10 juillet 2026, consacré notamment à quatre dossiers agricoles. Ces études doivent évaluer la viabilité technique, économique, financière, environnementale, sociale et institutionnelle des investissements envisagés. Leur réalisation doit permettre au Gouvernement de présenter aux bailleurs et investisseurs privés un portefeuille de projets suffisamment documentés pour rechercher des financements.
Le montant de 1 milliard USD associé au parc de Mbanza-Ngungu correspond donc au coût estimé de sa réalisation. Il ne représente pas, à ce stade, un milliard de dollars déjà encaissé, décaissé ou investi sur le terrain.
Un partenariat validé sous réserve depuis juillet 2025
Le projet apparaît dans la liste officielle des partenariats public-privé examinés par l’Unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé. Le document budgétaire retient un coût total de 1 milliard USD, désigne le ministère de l’Agriculture comme autorité contractante et Mole Groupe comme partenaire privé. L’avis favorable, daté du 4 juillet 2025, reste assorti de la prise en compte d’observations et de recommandations.
En décembre 2025, le Gouvernement avait présenté une estimation plus détaillée de 974,732 millions USD, répartie principalement sur les quatre premières années. Le projet devait couvrir 104 000 hectares, divisés en trois zones traversées par la rivière Inkisi, avec une progression des cultures estimée à environ 10 000 hectares par an. Le montage exposé au Conseil des ministres prévoyait que le secteur privé apporte les fonds nécessaires et supporte le risque financier, tandis que l’État assurerait l’encadrement, la sécurisation et la supervision. L’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel était présentée comme partenaire technique du projet.
La participation publique envisagée en juillet 2026 concerne désormais la phase préparatoire des études. Elle doit être distinguée du financement total des infrastructures agricoles et industrielles, annoncé comme relevant principalement du partenaire privé.
Les 700 000 tonnes et 20 000 emplois restent des projections
La communication du projet retient 85 000 hectares de terres cultivables, cinq unités industrielles, une capacité annuelle de 700 000 tonnes de produits finis et plus de 20 000 emplois directs et indirects. Les cultures envisagées comprennent notamment le manioc, le maïs, le riz, le blé et la canne à sucre.
Les installations prévues doivent transformer ces productions en farine de manioc, farine de maïs, farine de blé, riz usiné, sucre et produits dérivés. Le promoteur présente également un calendrier conduisant à une mise en service complète au quatrième trimestre 2028. Ce calendrier constitue une programmation du projet et non la confirmation que toutes les ressources nécessaires ont déjà été mobilisées. Les objectifs de production et d’emploi ne pourront être considérés comme des résultats qu’après la construction des infrastructures, l’installation des équipements, la mise en culture des terres et le démarrage effectif des unités de transformation.
À pleine capacité, le parc pourrait accroître l’offre locale de produits alimentaires transformés et créer des débouchés pour les producteurs, les transporteurs, les fournisseurs d’intrants et les entreprises de maintenance. Son impact dépendra toutefois des rendements agricoles, de l’approvisionnement en énergie et en eau, des infrastructures logistiques et de la capacité des unités industrielles à écouler leur production.
La prochaine donnée déterminante sera le financement puis l’achèvement des études de faisabilité. Elles devront confirmer le coût, le calendrier, les superficies exploitables, les capacités de production et les conditions dans lesquelles les capitaux privés annoncés pourront être effectivement engagés.
— Peter MOYI








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