L’aéroport national de Tshimpi ne reçoit plus de vols réguliers depuis plusieurs années. Sa piste de 1 570 mètres demeure en terre, tandis que les quatre kilomètres reliant la plateforme à la Route nationale numéro 1 sont fortement dégradés.
L’une des principales infrastructures aériennes du Kongo-Central reste hors du circuit commercial. À Tshimpi, aucun avion ne décolle plus régulièrement, malgré la position économique de Matadi, ville portuaire et chef-lieu de la province. La plateforme dispose d’une piste de 1 570 mètres, orientée 01/19 et toujours dépourvue de revêtement asphalté. Les données aéronautiques disponibles la classent comme une piste en terre. Son état limite les catégories d’appareils susceptibles de l’utiliser et réduit sa capacité à accueillir un trafic régulier dans des conditions adaptées.
L’accès terrestre constitue une autre contrainte. Depuis la Route nationale numéro 1, les véhicules doivent parcourir environ quatre kilomètres sur une voie en terre marquée par des nids-de-poule et une forte production de poussière. Cette dégradation complique l’accès des voyageurs, des agents et des services nécessaires au fonctionnement de l’aéroport.
Des besoins de réhabilitation identifiés depuis plusieurs années
L’aéroport de Tshimpi a été construit entre 1952 et 1954, puis inauguré en 1955 avec l’arrivée d’un Douglas DC-4 transportant le roi Baudouin de Belgique. Il a ensuite assuré des liaisons entre Matadi et d’autres villes congolaises avant l’arrêt progressif de son activité aérienne.
Les besoins de modernisation ne sont pas récents. En 2022, les responsables locaux avaient déjà demandé l’asphaltage de la route d’accès, la rénovation du bâtiment administratif et du hall d’attente, le rétablissement de l’électricité et de l’eau ainsi que l’amélioration des équipements de télécommunication. Le plaidoyer portait également sur l’allongement de la piste et la réhabilitation de la tour de contrôle. La remise en service de Tshimpi pourrait compléter les moyens de transport disponibles dans une province qui concentre des activités portuaires, commerciales et logistiques. Elle permettrait notamment de raccourcir certains déplacements professionnels et administratifs entre Matadi, Kinshasa et les autres centres économiques du pays.
Plus de soixante-dix ans après son inauguration, la modernisation attendue devra être appréciée à travers le lancement effectif des travaux, la remise aux normes de la piste et le retour d’une desserte aérienne régulière.
— J. KAKESA









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