L’Inspection générale du travail annonce son intégration à la paie de l’État au quatrième trimestre 2026. La mesure concerne 2 508 inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs recrutés dans le cadre de la réforme engagée en 2023.
Les 2 508 agents de l’Inspection générale du travail devraient être intégrés au système de paie de l’État entre octobre et décembre 2026. Cette programmation a été annoncée après un échange entre une délégation de l’IGT et le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, assisté du vice-ministre Élysée Bokumwana.
« Après arbitrage, notre service, l’Inspection générale du travail, est programmé pour l’intégration au quatrième trimestre de cette année », a déclaré Jean Paul Yamabo, président du comité de suivi de la paie au sein de l’institution.
Cette décision doit permettre de traiter plusieurs revendications liées à la prise en charge des agents recrutés en 2023. Les discussions ont notamment porté sur leur mécanisation, l’application de la grille barémique et la rémunération des agents administratifs.
Dans l’administration publique congolaise, la mécanisation désigne l’inscription officielle d’un agent dans les fichiers et les circuits réguliers de paiement. Elle constitue une étape nécessaire avant le versement durable du salaire par le Trésor public.
La réforme de 2023 arrive à l’étape de la rémunération
La réforme menée à l’Inspection générale du travail repose, selon Jean Paul Yamabo, sur cinq piliers. Trois d’entre eux ont déjà été mis en œuvre avec le recrutement, le déploiement et l’affectation des agents à travers le territoire national.
Le processus doit désormais se concentrer sur la rémunération et l’amélioration des conditions de travail. L’intégration à la paie devrait notamment stabiliser la situation administrative des inspecteurs et contrôleurs chargés de veiller au respect de la législation sociale dans les entreprises.
L’IGT intervient dans le contrôle des contrats de travail, des rémunérations, des conditions de sécurité, des horaires et des obligations imposées aux employeurs. L’absence d’une prise en charge salariale régulière peut limiter la présence des agents sur le terrain et affaiblir les capacités de contrôle de l’État.
La mécanisation des 2 508 agents constitue donc à la fois une mesure salariale et un renforcement potentiel de l’administration du travail. Son effet dépendra de l’inscription effective des bénéficiaires dans les fichiers de paie, du respect de la grille de rémunération et de la régularité des versements.
Jean Paul Yamabo a estimé que les échanges avec le ministère du Budget avaient permis de faire progresser le dossier. Le comité de suivi devra désormais accompagner les opérations administratives nécessaires pour respecter le calendrier annoncé au quatrième trimestre.
— J. KAKESA









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