Le Gouvernement de la République démocratique du Congo accélère sa stratégie de conquête des marchés internationaux. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présidé, mardi 4 août à Kinshasa, une réunion technique avec les experts de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX), conduite par son directeur général, Mike Tambwe, en vue de mettre en place une task force chargée de stimuler les exportations des produits « Made in DRC ».
Cette cellule technique réunira des experts des ministères de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Environnement, ainsi que des structures spécialisées, notamment l’Office congolais de contrôle (OCC), chargé de la certification des produits destinés aux marchés extérieurs.
A en croire le ministère du Commerce extérieur, cette initiative vise à permettre aux producteurs congolais de tirer pleinement profit des débouchés commerciaux déjà ouverts par le Gouvernement. Il s’agit notamment du marché chinois, qui enregistre une demande annuelle de 180.000 tonnes de piments secs et de 50.000 tonnes de cacao, du marché britannique où 99,8 % des produits congolais sont exemptés de droits de douane, ainsi que du marché des Émirats arabes unis, accessible à près de 6.000 produits congolais.
Cette réunion a également mis en avant les perspectives offertes par l’intégration de la RDC dans la gouvernance mondiale de la filière cacao, rendue possible grâce à la ratification de l’Accord international sur le cacao.
Par ailleurs, l’ANAPEX a recommandé plusieurs mesures pour préparer les exportateurs congolais à l’entrée en vigueur, en janvier 2027, du nouveau règlement de l’Union européenne contre la déforestation. Les filières du cacao, du café, de l’huile de palme, du caoutchouc, du soja, du sésame ainsi que du bois et de ses dérivés sont particulièrement concernées.
Pour répondre à ces nouvelles exigences, la RDC entend miser sur la traçabilité des produits agricoles, notamment à travers la géolocalisation des zones de production. Une démarche qui devrait faciliter la conformité des produits congolais aux normes internationales et renforcer leur compétitivité sur les marchés d’exportation.
Eldad B.









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