Le cuivre reste orienté à la hausse sur le London Metal Exchange, où le contrat à terme gagnait 0,1 % à 14 083,50 USD la tonne à 14 heures. Le recul des stocks et la hausse de la prime au comptant signalent un resserrement de l’offre disponible à court terme.
Le cuivre conserve sa trajectoire haussière sur le London Metal Exchange. À 14 heures, le contrat à terme progressait de 0,1 % pour atteindre 14 083,50 USD la tonne, selon les données rapportées par Argus des Métaux. La veille, le métal avait touché 14 117 USD la tonne, son niveau le plus élevé depuis le 14 mai.
La fermeté des cours est soutenue par la diminution des volumes disponibles dans les entrepôts du LME. Au cours de la dernière séance, 6 525 tonnes ont quitté les stocks, ramenant leur niveau total à 231 825 tonnes. Les demandes de retrait, connues sous le terme de cancelled warrants, se poursuivent notamment dans les installations asiatiques. Elles correspondent à des volumes déjà réservés pour une sortie physique des entrepôts et réduisent donc la quantité réellement disponible pour le marché.
Cette contraction des stocks s’accompagne d’une forte prime du cuivre au comptant sur le contrat à terme. La backwardation atteint 117,5 USD la tonne. Une telle configuration apparaît lorsque les acheteurs acceptent de payer plus cher pour une livraison immédiate que pour une livraison future, ce qui traduit généralement une tension sur l’offre à court terme.
Les stocks physiques soutiennent les prix
Le marché ne montre donc pas encore de signe net de repli. La combinaison d’un cours supérieur à 14 000 USD la tonne, de sorties régulières des entrepôts et d’une prime élevée sur le contrat comptant maintient la pression sur les acheteurs industriels.
Pour la République démocratique du Congo, premier producteur africain de cuivre, le maintien des cours à ces niveaux peut soutenir les recettes d’exportation, les revenus des entreprises minières et les recettes publiques liées à la production. Cet effet dépendra toutefois des volumes effectivement commercialisés, des coûts d’exploitation et de la durée du mouvement haussier.
Du côté de l’offre mondiale, les perturbations touchant certains projets miniers peuvent renforcer les tensions lorsqu’elles surviennent dans un marché déjà marqué par la baisse des stocks disponibles. Le prochain indicateur à surveiller sera l’évolution des sorties d’entrepôts et de la prime au comptant, qui permettront de mesurer si le resserrement actuel se prolonge.
— Peter MOYI








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