Le cuivre à trois mois gagne 0,4 % sur le London Metal Exchange, à 13 938 USD la tonne, tandis que les stocks disponibles reculent fortement à Londres et Shanghai. À l’inverse, les réserves du Comex ont plus que doublé, révélant un déplacement géographique des stocks plutôt qu’une pénurie uniforme.
Le cuivre poursuit sa progression sur les principaux marchés asiatiques et européens, soutenu par la baisse rapide des stocks disponibles en dehors des États-Unis. Sur le London Metal Exchange, le contrat à trois mois gagnait 0,4 % à 13 938 USD la tonne. À Shanghai, le contrat le plus échangé progressait de 0,9 % à 106 700 yuans la tonne.
Cette fermeté des cours s’explique notamment par la contraction des réserves physiques. Les stocks du LME sont tombés à 244 025 tonnes, contre environ 400 000 tonnes en avril, soit une baisse proche de 39 % sur la période. À Shanghai, le recul est encore plus prononcé. Les entrepôts du ShFE ne détenaient plus que 69 300 tonnes, contre environ 430 000 tonnes en mars, ce qui représente une diminution proche de 84 %, selon un calcul effectué à partir des chiffres communiqués.
La situation est toutefois différente aux États-Unis. Les stocks enregistrés sur le Comex ont atteint 650 736 tonnes, contre environ 310 000 tonnes auparavant. Ils ont ainsi plus que doublé, alors que les disponibilités se réduisent simultanément à Londres et Shanghai. Le marché mondial ne fait donc pas face à une disparition homogène du cuivre, mais à une concentration accrue des réserves sur le marché américain.
Un déséquilibre géographique qui soutient les cours
Ce déplacement des stocks peut peser sur les primes physiques et les délais de livraison dans les régions où les réserves diminuent. Les acheteurs asiatiques et européens disposent de moins de métal immédiatement disponible, ce qui rend les prix plus sensibles aux perturbations minières, aux contraintes logistiques et aux variations de la demande industrielle.
Pour les producteurs comme la République démocratique du Congo, le maintien du cuivre autour de 14 000 USD la tonne peut soutenir la valeur des exportations et les recettes associées à la production minière. Cet effet dépendra néanmoins de la durée du mouvement, des volumes commercialisés et de l’évolution de la demande chinoise, principal débouché des minerais congolais.
Le pétrole est resté plus stable, alors que les déclarations contradictoires des États-Unis et de l’Iran entretiennent les incertitudes sur l’évolution du conflit et ses conséquences sur l’approvisionnement énergétique. Sur le marché du cuivre, les prochains indicateurs à suivre seront la poursuite des retraits à Londres et Shanghai ainsi que l’utilisation effective des volumes accumulés aux États-Unis.
— M. KOSI








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