L’immeuble acquis par le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales à Durban doit servir à la promotion des produits miniers congolais, à leur traçabilité et au développement de relations avec des investisseurs. La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a inspecté cette implantation le 15 août 2026.
La République démocratique du Congo cherche à donner une fonction économique à la nouvelle représentation du CEEC en Afrique du Sud. Accompagnée notamment du directeur général de l’établissement, Freddy Muamba Kanyinku, du secrétaire général aux Affaires étrangères, de diplomates et d’experts, Thérèse Kayikwamba Wagner s’est rendue dans le bâtiment de Durban pour examiner son positionnement dans la coopération entre les deux pays et dans la promotion extérieure des ressources minières congolaises.
Le CEEC avait annoncé le 5 mai 2026 l’acquisition de ce bâtiment de représentation à Durban. Trois mois plus tard, l’établissement public lui assigne plusieurs fonctions directement liées à ses missions minières. Il doit notamment servir de cadre pour promouvoir les produits congolais, renforcer les dispositifs de traçabilité, soutenir les chaînes d’approvisionnement responsable et contribuer à la recherche d’investissements.
De la représentation extérieure à la promotion des minerais
Cette implantation intervient alors que le CEEC cherche parallèlement à renforcer ses capacités techniques en RDC. En juin, l’établissement indiquait poursuivre à Lubumbashi la construction de son complexe de laboratoire national, avec une livraison attendue avant décembre 2026 et un objectif d’accréditation selon la norme ISO/CEI 17025. Il travaille également sur la digitalisation de la traçabilité des substances minérales tout au long des chaînes d’approvisionnement.
Le choix de faire de Durban un relais extérieur peut ainsi compléter les activités réalisées en amont en RDC. La certification et l’analyse permettent d’établir les caractéristiques et l’origine des produits, tandis qu’une représentation internationale peut faciliter leur présentation auprès des acteurs commerciaux, institutionnels et financiers auxquels le pays cherche à accéder. Le CEEC affirme vouloir utiliser cette présence pour renforcer la visibilité de l’expertise congolaise en matière de certification et de traçabilité.
La démarche accompagne également l’élargissement des substances suivies par l’établissement. Le 22 juillet 2026, le CEEC a annoncé avoir certifié les premiers lots de lithium congolais destinés à l’exportation depuis Manono, dans le Tanganyika. Cette opération ajoute le lithium au portefeuille de minerais stratégiques pour lesquels la RDC cherche à améliorer la certification et la valorisation internationale.
L’intérêt économique du bâtiment de Durban dépendra désormais de son utilisation effective. La visite ministérielle confirme la volonté d’en faire davantage qu’une simple représentation administrative. Les résultats pourront être appréciés à travers les partenariats obtenus, les opérations de promotion réalisées, les investisseurs effectivement mobilisés et la contribution de cette implantation à la traçabilité des produits miniers congolais sur les marchés internationaux.
— M. MASAMUNA









Votre avis compte
Une precision, un chiffre a corriger, une experience terrain ou une question utile ? Votre commentaire peut enrichir le debat economique.