Les travaux de modernisation de l’avenue Monseigneur Nkongolo se poursuivent à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental. SAFRIMEX SARL-U indique avoir porté à environ 1 400 mètres la longueur revêtue en enrobé au 18 août 2026, sur un linéaire annoncé de 1 700 mètres entre le rond-point Kalala Wa Nkata et le rond-point Tshiombela. Le chantier entre ainsi dans ses derniers centaines de mètres avant l’achèvement de la couche de roulement.
Les interventions sur cet axe ne se limitent pas à l’asphaltage. L’avenue Monseigneur Nkongolo traverse une zone longtemps affectée par le ravin Mbala Wa Tshitolo, l’un des principaux sites érosifs de Mbuji-Mayi. Les travaux menés sur ce site ont notamment porté sur le remblayage, l’aménagement de collecteurs d’eau et la construction d’ouvrages destinés à canaliser les eaux pluviales. L’Agence congolaise de presse signalait déjà en 2024 la construction d’un dalot et de collecteurs à proximité du rond-point Tshiombela.
L’état du chantier avait encore été constaté en juin 2026 lors d’une inspection des infrastructures routières de Mbuji-Mayi. Les informations publiées à cette occasion indiquaient que l’érosion Mbala Wa Tshitolo avait été stabilisée grâce aux travaux complémentaires réalisés sur le site Monseigneur Nkongolo. L’Office des voiries et drainage signalait cependant la nécessité de poursuivre les interventions contre d’autres têtes d’érosion dans la ville.
Un chantier engagé depuis plusieurs mois
La pose de l’enrobé intervient après plusieurs étapes préparatoires. Des publications remontant au 26 janvier 2026 faisaient état du démarrage des opérations d’imprégnation sur l’avenue, avant la poursuite des travaux d’asphaltage début février. Une publication du 3 février indiquait notamment qu’environ 500 mètres avaient alors été traités.
Le passage à 1 400 mètres revêtus, communiqué ce 18 août par l’entreprise, signifierait qu’environ 82 % du linéaire de 1,7 km annoncé est désormais couvert, laissant près de 300 mètres à réaliser. Ce taux est calculé à partir des données communiquées par SAFRIMEX et devra être rapproché du décompte technique définitif du maître d’ouvrage à la réception des travaux.
Au-delà de la chaussée, la durabilité de cette infrastructure dépendra particulièrement du fonctionnement des ouvrages de drainage. À Mbuji-Mayi, où l’érosion constitue une contrainte importante pour les infrastructures urbaines, la maîtrise des eaux de ruissellement reste déterminante pour préserver les routes nouvellement aménagées.
J. KAKESA









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