Tenke Fungurume Mining arrive en tête des exportateurs de cathodes de cuivre de la RDC au premier semestre 2026 avec 228 810,91 tonnes, selon les statistiques provisoires du ministère des Mines. TFM devance SCM, CMOC Kisanfu Mining et Kamoto Copper Company. À eux quatre, ces opérateurs représentent 38,3 % des 1,477 million de tonnes de cathodes exportées par le pays sur six mois.
Le classement ressort du tableau détaillé publié par la Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière, CTCPM. Sur 1 477 389,32 tonnes de cathodes de cuivre à 99,99 % exportées par la RDC entre janvier et juin, TFM en représente 15,5 %, selon un calcul de Lepoint.cd. Le rapport situe SCM en deuxième position avec 119 469,80 tonnes, devant CMOC Kisanfu Mining avec 113 779,21 tonnes et KCC avec 104 423,81 tonnes.
Ces quatre sociétés cumulent 566 483,73 tonnes, soit 38,3 % des exportations nationales de cathodes. Derrière ce premier groupe, le tableau fait notamment apparaître BMS avec 74 872,68 tonnes, tandis que plusieurs dizaines d’autres opérateurs se répartissent le reste des volumes. Les chiffres portent exclusivement sur les cathodes de cuivre et ne constituent donc ni un classement de la production totale de cuivre ni un classement de l’ensemble des exportations cuprifères.
La distinction est importante. La RDC a exporté au total 1 724 217,20 tonnes de cuivre sous différentes formes au premier semestre. Les cathodes en représentent environ 85,7 %. Le reste comprend notamment du cuivre contenu dans les concentrés, des anodes, du cuivre noir et d’autres formes métallurgiques.
TFM et Kisanfu placent CMOC derrière près d’un quart des cathodes exportées
Le classement prend une autre dimension lorsque les participations industrielles sont regroupées. CMOC détient 80 % de TFM et 71,25 % de CMOC Kisanfu Mining, KFM, selon les informations publiées par le groupe. Ses deux actifs congolais figurent donc respectivement au premier et au troisième rang du tableau de la CTCPM.
TFM et Kisanfu cumulent 342 590,12 tonnes de cathodes exportées au premier semestre, soit 23,2 % du total national, d’après un calcul de Lepoint.cd. Dans le seul Lualaba, qui concentre 1 122 448,21 tonnes de cathodes exportées, les deux actifs représentent environ 30,5 % des volumes. Cette concentration donne une mesure plus précise du poids de CMOC dans la filière congolaise que l’observation d’une seule mine.
Le groupe indique que TFM dispose désormais de cinq lignes de production et d’une capacité annuelle supérieure à 450 000 tonnes de cuivre, tandis que KFM dépasse 200 000 tonnes de capacité annuelle. Une deuxième phase d’expansion de Kisanfu doit ajouter 100 000 tonnes par an à partir de 2027.
Chez TFM, les exportations de cathodes ont également progressé entre les deux trimestres. Elles passent de 110 242,46 tonnes au premier trimestre à 118 568,45 tonnes au deuxième, soit une hausse de 7,6 %. Juin constitue son mois le plus élevé du deuxième trimestre avec 43 039,96 tonnes. Le portail officiel de la CTCPM reproduit ces mêmes données semestrielles pour TFM.
KCC, quatrième du classement avec un peu plus de 104 423 tonnes, affiche pour sa part un recul entre les deux trimestres, de 56 702 tonnes à 47 721 tonnes. Le portail CTCPM confirme un cumul semestriel de 104 423,82 tonnes, l’écart d’un centième avec le rapport provenant des arrondis.
Le tableau révèle ainsi une filière où les volumes de cathodes restent répartis entre de nombreux producteurs, mais avec un premier groupe industriel nettement identifiable. TFM représente à elle seule environ une tonne de cathode exportée sur six, tandis que les deux mines dans lesquelles CMOC détient une participation majoritaire approchent ensemble une tonne sur quatre.
Peter MOYI









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