La République démocratique du Congo veut faire du numérique un moteur de son industrialisation. Le Comité stratégique pour la supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSPEVK) a signé, samedi 30 août, un protocole d’accord avec le consortium PGS Africa – INATEL – DABYAN (PGS Africa – D.I) pour déployer un programme numérique intégré au sein du projet Kinshasa Kia Mona, à Maluku.
Conclu en présence de l’ambassadeur d’Algérie en RDC, Nacim Gaouaoui, cet accord marque une nouvelle étape dans la stratégie de diversification économique du pays, avec l’ambition de développer une filière technologique locale capable de produire, d’assembler et de maintenir des équipements numériques.
Au cœur du partenariat figure la création d’une unité d’assemblage et de production d’équipements numériques « Made in DRC ». Cette initiative vise à réduire progressivement la dépendance aux importations, renforcer la sous-traitance locale et favoriser l’émergence de nouvelles chaînes de valeur dans les secteurs de l’industrie et des technologies.
En outre, ce projet prévoit également l’installation d’un Centre d’innovation et d’excellence technologique dédié à la formation des compétences congolaises dans des domaines stratégiques tels que l’informatique, l’électronique, les télécommunications, la cybersécurité, les systèmes de paiement et l’intelligence artificielle.
A en croire les promoteurs du projet, l’enjeu dépasse la seule transformation numérique. Il s’agit d’élargir la base productive de la RDC, d’attirer de nouveaux investissements et de générer des emplois qualifiés. Les activités d’assemblage, d’ingénierie, de maintenance, de recherche et développement ainsi que les services associés devraient créer des opportunités d’emplois directs et indirects, avec une priorité accordée au transfert de compétences et au recrutement local.
Implantée sur plus de 43 300 hectares dans la commune de Maluku, Kinshasa Kia Mona est conçue comme une nouvelle centralité économique intégrant industrie, innovation, formation et entrepreneuriat. Le projet entend répondre à la pression démographique de la capitale tout en favorisant l’émergence d’un pôle économique capable de produire localement de la valeur ajoutée.
Pour Thierry Katembwe Mbala, coordonnateur principal du CSSPEVK, ce partenariat illustre la volonté de faire du numérique et de l’industrie des leviers de transformation économique durable, au service de la création de richesses et de l’élargissement de l’assiette fiscale de la RDC.
Signalons que ce consortium réunit trois entreprises africaines spécialisées dans les infrastructures technologiques, les systèmes de paiement, l’électronique, les télécommunications et les solutions numériques. Leur mission consiste à accompagner la future cité industrielle de Kinshasa Kia Mona dans la mise en place d’un écosystème technologique intégré.
Eldad B.









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