Le Fonds Social de la RDC (FSRDC) a signé le 29 septembre 2026 à Kinshasa un contrat de partenariat avec le Centre de développement agricole et rural de Bangoka (CDAR-B) pour utiliser son plateau technique de Kisangani. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le dispositif n’a pas encore de calendrier de formation.
Le plateau technique, situé à Kisangani dans la Tshopo, doit servir à transférer des techniques et des technologies aux jeunes et aux femmes dans plusieurs chaînes de valeur agricoles. Le contrat relève du Projet d’appui à la gouvernance et au développement des compétences (PAGDC-PTA), que le FSRDC coordonne en soutien au Programme de transformation de l’agriculture de la RDC.
Le coordonnateur national du FSRDC, Philippe Ngwala Malemba, présente l’accord comme un moyen de former une main-d’œuvre qualifiée pour l’agro-industrie. Un calendrier doit être fixé avec l’appui de PAMCI et d’AGRILIVING, en concertation avec le ministère chargé de la Formation professionnelle. Le FSRDC n’a pas indiqué le coût du contrat ni le nombre de personnes qui seront formées à Kisangani.
Un projet de 117,9 millions USD qui vise 25 000 jeunes
Le conseil d’administration de la BAD a approuvé le 14 février 2024 un prêt de 117,9 millions USD pour le PAGDC-PTA, dont 78,6 millions USD proviennent de la Facilité d’appui à la transition. Le projet cible 25 000 jeunes, dont la moitié de jeunes femmes, ainsi que 500 animateurs, dans dix entités territoriales décentralisées. Ces chiffres concernent l’ensemble du projet et non le seul plateau de Kisangani.
Le volet formation doit aussi passer par des infrastructures. Le projet prévoit la construction de quatre centres de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes en agrobusiness. La BAD a publié un avis d’appel d’offres pour les travaux de celui de la Tshopo. Cet ouvrage n’est donc pas encore construit, ce qui explique l’intérêt d’un plateau technique déjà existant.
La formation doit déboucher sur un financement
Le FSRDC cherche à relier formation et accès au capital. Le 23 juin 2026, il a signé avec l’institution financière FPM SA une convention destinée à appuyer le financement des projets d’entreprises agricoles portés par les jeunes et les femmes. Les formateurs de Kisangani travailleront donc en amont d’un mécanisme de crédit dont le volume n’est pas encore connu.
Trois indicateurs permettront de mesurer l’avancement, à savoir la date de lancement des formations, le nombre d’apprenants accueillis à Kisangani et les premiers financements accordés par FPM SA aux projets issus de ces cursus.
H. KABAMBA









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