À Kolwezi, le projet Amélioration des compétences numériques (ACN-RDC) cherche à mieux comprendre les besoins des entreprises afin d’orienter les formations vers les métiers et compétences numériques réellement demandés sur le marché du travail.
Les DRH placés au centre de l’identification des besoins
Du 23 au 25 septembre 2026 à Kolwezi, l’ACN-RDC, composante du projet ProGERIM II mise en œuvre par la GIZ, a participé à la première Convention annuelle des ressources humaines organisée par l’Ordre national des professionnels en gestion des ressources humaines (ONPGRH). La rencontre, consacrée notamment au développement du capital humain et à l’évolution de la fonction RH en RDC, a réuni des professionnels des ressources humaines et des acteurs du secteur privé.
Pour le projet ACN-RDC, la participation à cette convention répond à une logique directement liée au fonctionnement du marché du travail. Les responsables des ressources humaines sont en première ligne pour identifier les profils recherchés par les entreprises, les compétences qui deviennent indispensables avec la transformation numérique et les métiers pour lesquels le recrutement reste difficile.
Les échanges menés à Kolwezi prolongent ainsi les consultations engagées auprès des DRH à Lubumbashi et dans la région. Ils doivent alimenter une étude sectorielle destinée à identifier les métiers en demande et les compétences digitales spécialisées recherchées par les entreprises.
Cette approche cherche à déplacer le point de départ de la politique de formation. Plutôt que de construire uniquement des programmes à partir de l’offre existante, ACN-RDC veut partir davantage de la demande des entreprises. L’objectif est de rapprocher les contenus de formation des besoins effectivement observés dans les secteurs productifs, afin d’améliorer la pertinence des compétences acquises et leur utilisation dans les entreprises.
De la demande des entreprises aux parcours de formation

L’enjeu dépasse la seule formation technique. La connaissance plus fine des besoins des employeurs doit servir à définir des parcours de formation, de certification et d’insertion professionnelle mieux alignés sur les évolutions des métiers.
Cette orientation intervient alors que l’ACN-RDC prépare également la constitution d’un réseau de partenaires de formation dans le Haut-Katanga et le Lualaba. La GIZ a récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt destiné notamment aux centres de formation professionnelle, académies d’entreprise, établissements spécialisés, hubs et acteurs technologiques susceptibles de participer à des formations numériques adaptées aux besoins des entreprises.
Le projet prépare par ailleurs une initiative visant à renforcer les compétences numériques de 10 000 jeunes dans le Haut-Katanga et le Lualaba, avec des formations conçues en fonction des besoins du marché du travail et de l’insertion professionnelle.
Pour les entreprises, la question devient donc celle de l’adéquation entre les investissements dans le numérique et la disponibilité de profils capables de les accompagner. Pour les jeunes, l’objectif est de réduire l’écart entre les compétences acquises en formation et celles qui conditionnent réellement l’accès aux emplois numériques.
À travers les échanges avec les DRH, ACN-RDC cherche ainsi à établir une lecture plus précise de la demande en compétences numériques en RDC. Les résultats de cette démarche devront permettre de déterminer les métiers à cibler, les compétences à renforcer et les dispositifs de formation à développer pour rapprocher davantage le système de compétences des besoins de l’économie.
Peter MOYI









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