Aliko Dangote voit grand pour l’Afrique australe. Le milliardaire nigérian a dévoilé, samedi 20 septembre à New York, un projet de pipeline pétrolier de plus de 2 600 kilomètres reliant la Namibie à quatre pays, dont la République démocratique du Congo. Coût annoncé : plus de 3,5 milliards de dollars.
L’annonce a été faite en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, lors d’une édition spéciale du Qatar Economic Forum organisée à New York.
Le pipeline partirait du port de Walvis Bay, en Namibie, où Dangote construit déjà des capacités de stockage pour sa raffinerie. De là, le tracé traverserait le Botswana avant de se diviser en deux branches : une vers l’Afrique du Sud, l’autre vers le Zimbabwe, la Zambie et la RDC.
L’objectif affiché par Dangote Industries : casser les coûts de transport pour les pays enclavés d’Afrique australe, aujourd’hui condamnés au tout-routier depuis les ports régionaux, et ouvrir de nouveaux débouchés pour la raffinerie du groupe.
Notons que le projet n’en est toutefois qu’à ses débuts. Le groupe avait déjà évoqué ces études dès juin 2026, sans plus de détails à l’époque. Aliko Dangote lui-même reste prudent sur le calendrier : il n’a précisé ni quel tronçon serait construit en premier, ni à quelle échéance la branche congolaise pourrait voir le jour.
Vers un réseau de 4 000 km en Afrique
Il y a lieu de signaler que ce pipeline s’inscrit dans une ambition plus large. Dangote évoque jusqu’à 4 000 kilomètres de pipelines à l’échelle du continent, avec un autre projet à l’étude entre Djibouti et l’Éthiopie.
La RDC, cible récurrente de Dangote
Ce n’est pas la première fois que le magnat nigérian lorgne la RDC. En février 2024 déjà, il avait rencontré Félix Tshisekedi pour évoquer des investissements dans les mines et l’agriculture. Kinshasa négocie aussi, de son côté, un approvisionnement accru en carburant depuis la raffinerie Dangote, une piste pour diversifier ses sources d’approvisionnement.
Reste que la branche congolaise du pipeline devra franchir plusieurs obstacles avant de sortir de terre : études finalisées, tracé arrêté, financement bouclé, accords bilatéraux et autorisations réglementaires.
Eldad B.









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