Le port de Dar es Salaam a traité 7,77 millions de tonnes de marchandises à destination de la RDC en 2025/26, contre 5,99 millions un an plus tôt, selon les données portuaires tanzaniennes. Le pays pèse désormais 53 % du fret en transit du port, qui réduit dans le même temps ses délais d’escale.
Le fret en transit vers les pays enclavés a progressé de 17 % à 14,61 millions de tonnes en 2025/26, contre 12,52 millions en 2024/25. La RDC devance largement la Zambie (3,41 millions de tonnes) et le Rwanda (2,18 millions, en hausse de 24 %). Tanzania Ports Authority (TPA) avait évalué à 4,1 millions de tonnes le fret congolais de 2023/24. Le volume actuel est donc près de deux fois supérieur, d’après un calcul de Lepoint.cd. Tous trafics confondus, le port a enregistré un record de 33,71 millions de tonnes, en hausse de 21,5 % sur un an.
Les temps de déchargement chutent de plus de 90 %
Cette hausse coïncide avec l’arrivée de DP World, qui exploite le terminal 1 depuis avril 2024 dans le cadre d’une concession de 30 ans et affirme y avoir engagé plus de 500 millions USD. Selon l’opérateur, le déchargement de cargaisons comparables est passé de plus de 300 heures à moins de 28 heures. TPA fait état d’un temps moyen de séjour des porte-conteneurs d’environ trois jours, contre une dizaine de jours en 2020/21. Le terminal a traité 48 793 conteneurs en août 2026, alors que ses volumes mensuels oscillaient entre 8 000 et 13 000 avant 2024.
Le port a gagné 105 places dans l’Indice de performance des ports à conteneurs 2025 de la Banque mondiale, passant de la 360e à la 255e position sur 400. Il devance Mombasa, classé 396e. Cet indice mesure surtout le temps passé par les navires à quai et ne tient pas compte des coûts de douane, de route, de rail ni de passage des frontières.
Pour les importateurs et les entreprises du Katanga, le gain concerne donc un seul maillon de la chaîne logistique, celui du terminal maritime. Le coût final d’une marchandise dépend aussi des routes, des chemins de fer et des postes-frontières, que la Tanzanie finance parallèlement, notamment à travers des ports secs. Le maintien d’un séjour d’environ trois jours, alors que les volumes continuent de monter, sera l’indicateur à surveiller.
Noella NGOLA









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