La Banque centrale du Congo a clos le 2 octobre 2026 à Kolwezi sa conférence des entités provinciales. Son gouverneur, André Wameso, a demandé un plan avec des échéances, des indicateurs de suivi et un responsable pour chaque chantier, de la gestion des billets aux systèmes informatiques.
La Conférence des entités provinciales (CONFEP 2026) de la Banque centrale du Congo (BCC) s’est tenue du 30 septembre au 2 octobre à Kolwezi, chef-lieu du Lualaba. À la clôture, le gouverneur André Wameso Nkualoloki a demandé que les recommandations soient traduites en feuille de route. Chaque mesure devra avoir une échéance, un indicateur et une structure responsable, selon la BCC. Les chantiers retenus concernent le personnel, les bâtiments et équipements, la connectivité et l’automatisation des procédures, la sécurité des opérations fiduciaires, la gestion des risques et la coordination entre le siège de Kinshasa et les provinces.
Ces représentations jouent un rôle concret dans l’économie. Elles approvisionnent les banques en billets dans les provinces, collectent l’information économique locale et relaient la réglementation de la BCC hors de la capitale. À l’ouverture des travaux, André Wameso les a décrites comme « les yeux et les oreilles de la Banque Centrale sur le terrain », selon le compte rendu publié par Zoom Eco. Il a aussi averti qu’une institution moderne au siège mais peu performante en province ne pourrait pas être considérée comme moderne. Le choix de Kolwezi répondait, selon lui, au poids du Lualaba dans l’activité économique nationale, porté par le cuivre et le cobalt.
Un premier test pour le plan stratégique 2026-2030
La conférence est l’une des premières applications du plan stratégique 2026-2030 de la BCC. Ce plan repose sur six piliers, l’indépendance, la gouvernance, la communication, les ressources humaines, la digitalisation et l’inclusion financière. Le gouverneur a fixé une règle de partage des rôles. Le siège donne l’impulsion, coordonne et contrôle. Les entités provinciales observent, exécutent et rendent compte.
Le directeur général chargé de la coordination des entités provinciales a demandé, en complément, un plan d’optimisation accompagné de tableaux de bord pour suivre en temps réel l’application des décisions. La publication de cette feuille de route, et des premiers indicateurs qu’elle retiendra, permettra de mesurer si la conférence de Kolwezi produit des changements au-delà des recommandations.
Peter MOYI









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