L’Angola poursuit sa stratégie de séduction des investisseurs internationaux. Réunis à Londres lors de la conférence Angola Oil, Gas & Mining Investment, responsables gouvernementaux, industriels et investisseurs ont affiché leur volonté de renforcer les partenariats dans les secteurs des mines, du pétrole et du gaz. L’événement a également été marqué par l’annonce d’un paquet stratégique d’investissements de 2 milliards de livres sterling destiné à soutenir plusieurs projets à travers le pays.
Organisée au Landmark Hotel par le Critical Minerals Africa Group (CMAG), en partenariat avec le gouvernement angolais et le ministère des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, cette rencontre a rassemblé des acteurs majeurs des industries extractives autour des perspectives économiques de l’Angola. L’objectif était de présenter les réformes engagées par le pays et les nouvelles opportunités offertes aux investisseurs internationaux.


Prenant la parole lors de l’ouverture des travaux, le ministre angolais des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Azevedo, a réaffirmé l’ambition de son pays de devenir l’un des pôles africains de référence dans l’exploitation et la transformation des ressources naturelles. Son intervention a mis l’accent sur le développement industriel, la sécurité énergétique et la création de valeur locale, des priorités que Luanda considère comme essentielles pour accélérer sa croissance économique.
Les discussions ont également porté sur plusieurs sujets jugés prioritaires par les investisseurs. Parmi eux figurent la stabilité du cadre réglementaire, la transparence dans la gestion des ressources naturelles, le développement des chaînes de valeur dans les secteurs minier et énergétique ainsi que le rôle croissant de l’Angola dans les marchés mondiaux des minerais stratégiques. Ces ressources, particulièrement recherchées dans les industries technologiques et énergétiques, occupent désormais une place importante dans la compétition économique mondiale.
Plusieurs institutions publiques et entreprises internationales ont participé aux échanges, notamment ENDIAMA, l’Agence nationale des ressources minérales (ANRM), l’Institut géologique d’Angola (IGEO), SODIAM, l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), Sonangol, Energean, Afentra, Kleos Advisory et Pensana. Leur présence témoigne de l’intérêt croissant des opérateurs internationaux pour les opportunités offertes par l’économie angolaise.
L’annonce d’un programme d’investissements de 2 milliards de livres sterling constitue l’un des principaux résultats de cette conférence. Selon les organisateurs, ces financements soutiendront plusieurs projets liés aux ressources naturelles et à leur transformation. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’Angola de ne plus se limiter à l’exportation de matières premières brutes, mais de développer davantage d’activités industrielles sur son territoire afin de générer plus d’emplois, de recettes fiscales et de valeur ajoutée pour son économie.
Dans un contexte marqué par une demande mondiale soutenue en énergie et en minerais critiques, l’Angola cherche ainsi à consolider sa position parmi les principales destinations d’investissement du continent africain. Les autorités misent sur la modernisation des institutions, le renforcement de la gouvernance et l’attraction de nouveaux capitaux pour accélérer la diversification de l’économie nationale.
Peter MOYI






