Le président de la République, Félix Tshisekedi, a reconduit André Wameso au poste de gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), selon une ordonnance présidentielle rendue publique. Le Chef de l’État a également nommé Charlotte Mulengezi et Jean-Marcel Bikayembe en qualité de vice-gouverneurs de l’institution.
Ces nominations interviennent dans un contexte où la Banque Centrale du Congo poursuit plusieurs réformes destinées à renforcer la stabilité macroéconomique, moderniser le système financier et améliorer la gouvernance monétaire du pays.
Au cours des derniers mois, la BCC a contribué au maintien d’une inflation maîtrisée, à la stabilité relative du franc congolais et au renforcement des réserves internationales, qui dépassent désormais 7,5 milliards de dollars, soit près de trois mois de couverture des importations. L’institution pilote également plusieurs réformes liées à la dédollarisation progressive des paiements, à la lutte contre le blanchiment des capitaux, à la modernisation des systèmes de paiement et au renforcement de la supervision bancaire.
La reconduction d’André Wameso traduit ainsi la volonté des autorités de préserver la continuité dans la conduite de la politique monétaire, alors que la République démocratique du Congo poursuit son programme économique avec le Fonds monétaire international (FMI) et cherche à consolider la confiance des investisseurs.
L’arrivée de Charlotte Mulengezi et de Jean-Marcel Bikayembe au sein de la direction de la Banque centrale intervient dans cette même dynamique de renforcement institutionnel. Les deux nouveaux vice-gouverneurs auront notamment pour mission d’accompagner les réformes engagées dans les domaines de la régulation bancaire, de la stabilité financière, de la modernisation des services financiers et de la gouvernance de l’institution.
Au-delà de son rôle d’autorité monétaire, la Banque Centrale du Congo demeure un acteur clé de l’économie nationale. Elle est chargée de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire, de superviser les établissements de crédit, de gérer les réserves internationales, de veiller à la stabilité du système financier et de garantir le bon fonctionnement des moyens de paiement. Cette nouvelle équipe dirigeante devra poursuivre les réformes engagées afin de préserver les équilibres macroéconomiques, renforcer la résilience du secteur financier et accompagner les ambitions de transformation économique de la RDC.
— M. KOSI









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