La République Démocratique du Congo vient de formaliser, le 30 juillet 2025, une transformation dans l’exportation de ses minerais. À travers un accord stratégique entre le Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC) et le groupe BGN INT DMCC – via sa branche américaine BGN INT US LLC – la RDC inaugure HOLDCO IMCC, une plateforme de commercialisation directe, basée au Texas, dotée d’une filiale locale à Kinshasa.

La République Démocratique du Congo vient de formaliser, le 30 juillet 2025, une transformation dans l’exportation de ses minerais. À travers un accord stratégique entre le Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC) et le groupe BGN INT DMCC – via sa branche américaine BGN INT US LLC – la RDC inaugure HOLDCO IMCC, une plateforme de commercialisation directe, basée au Texas, dotée d’une filiale locale à Kinshasa.
Chaque année, les filières parallèles et les intermédiaires non régulés siphonnent des centaines de millions de dollars sur la chaîne minière congolaise. Selon des estimations officieuses relayées par la Banque mondiale, les pertes de recettes pour l’État atteindraient parfois jusqu’à 30 % du potentiel du secteur. En installant une interface de vente directe vers les marchés américains et internationaux, Kinshasa espère récupérer une part substantielle de cette manne échappée. La nouvelle entité HOLDCO IMCC sera chargée d’acheminer les cargaisons issues des entreprises publiques, tout en assurant une traçabilité intégrale : des laboratoires ultra-modernes analyseront les métaux précieux, garantissant l’authenticité et la conformité aux normes internationales.
Cette réforme cible plusieurs points névralgiques :
Dans un secteur où la volatilité des prix – le cobalt, par exemple, a perdu plus de 40 % de sa valeur sur les douze derniers mois – fragilise les prévisions budgétaires, la création de HOLDCO IMCC marque une tentative de sécurisation des revenus et de modernisation de la chaîne logistique. Reste à observer l’impact sur le terrain, notamment auprès des petits producteurs, et la capacité du dispositif à résister aux pressions des réseaux informels. Le défi, immense, s’inscrit dans la durée : chaque point de pourcentage gagné sur la traçabilité, c’est des millions en plus pour le Trésor public.
— M. MASAMUNA





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