Deux mois après la finalisation de la reprise des actifs miniers du groupe Chemaf, le gouvernement congolais intensifie le suivi des engagements pris par le nouvel opérateur. Reçus mardi à Kinshasa par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, les responsables de Virtus Minerals ont présenté l’état d’avancement des travaux engagés sur les projets Étoile et Mutoshi, deux actifs importants du secteur cuprifère et cobaltifère de la province du Haut-Katanga.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du mécanisme de suivi mis en place par le ministère des Mines afin d’évaluer l’évolution des investissements et de mesurer les retombées économiques attendues de cette opération. Pour les autorités, la reprise de ces actifs doit permettre non seulement de relancer la production, mais aussi de renforcer la contribution du secteur minier à l’économie nationale à travers les emplois, les recettes fiscales et les investissements locaux.
Conduite par son directeur général, Phil Braun, la délégation de Virtus Minerals a indiqué que les travaux de développement se poursuivent sur les sites d’Étoile et de Mutoshi. L’entreprise affirme concentrer ses efforts sur la remise en état des infrastructures et sur les activités nécessaires à une reprise progressive des opérations. Les responsables de la société ont également salué l’accompagnement des autorités congolaises durant les différentes étapes de la transaction, estimant que les orientations du ministère ont facilité la mise en œuvre du projet.
Au-delà des aspects techniques, les échanges ont également porté sur l’impact attendu de ces investissements dans les communautés locales. Virtus Minerals a réaffirmé sa volonté de privilégier l’emploi local, de renforcer les programmes de formation destinés aux travailleurs congolais et de maintenir un dialogue régulier avec les populations riveraines. Cette question occupe une place importante dans la politique minière actuelle de la RDC, qui cherche à accroître la participation des entreprises nationales, des sous-traitants locaux et de la main-d’œuvre congolaise dans l’exploitation des ressources naturelles.
Le ministre des Mines a, de son côté, insisté sur la nécessité d’assurer une exploitation responsable et durable des ressources minières. Louis Watum Kabamba a encouragé l’entreprise à poursuivre ses investissements tout en veillant au respect des engagements sociaux et environnementaux. Il a également demandé à Virtus Minerals de transmettre régulièrement des rapports mensuels détaillant l’évolution des activités, les investissements réalisés ainsi que les progrès enregistrés sur le terrain.
La question de la cohabitation entre les opérations industrielles, les communautés locales et les exploitants miniers artisanaux a également été abordée. Pour les autorités, la stabilité sociale autour des projets miniers reste un élément déterminant pour garantir la continuité des activités et limiter les tensions liées à l’accès aux ressources.
Cette reprise intervient dans un contexte international marqué par une forte demande en cuivre et en cobalt, deux minerais indispensables à la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques, aux systèmes de stockage d’énergie et à plusieurs industries technologiques. Premier producteur mondial de cobalt et acteur de premier plan sur le marché du cuivre, la RDC mise sur la relance de ces actifs pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs et augmenter les retombées économiques du secteur minier.
À travers ce suivi rapproché, le gouvernement entend s’assurer que les projets Étoile et Mutoshi contribuent effectivement à la création de valeur en RDC et à une meilleure redistribution des bénéfices issus de l’exploitation des ressources minières.
— M. KOSI




