Au 11 juillet 2025, les services fiscaux congolais ont collecté 612 milliards de francs congolais (CDF), équivalant à près de 218,57 millions de dollars américains, révèle un récent rapport de la Banque Centrale du Congo (BCC), diffusé par l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Dans cette somme globale, les régies financières nationales ont particulièrement contribué à hauteur de 396,8 milliards de CDF. Ce montant se décline précisément en 171,4 milliards pour la Direction Générale des Impôts (DGI), 129,4 milliards pour la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), et 96,1 milliards mobilisés par la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD).
Pour l’ensemble du mois de juillet, les projections du plan de trésorerie de l’État congolais anticipent une mobilisation globale de 3 111,9 milliards de CDF. Les recettes fiscales directes et indirectes constituent l’essentiel de cette prévision, avec 2 187,9 milliards attendus. Cette estimation élevée s’explique principalement par le paiement du 27ème acompte lié à l’impôt sur les bénéfices et profits pour l’exercice fiscal de 2026.
Toutefois, le mois de juin 2025 a été marqué par une mobilisation insuffisante des recettes publiques. Les rentrées financières enregistrées étaient inférieures aux montants inscrits dans le plan prévisionnel initial, entraînant une gestion restrictive des dépenses étatiques. Cette stratégie a permis de limiter le déficit réel à 66,9 milliards de CDF, bien inférieur au déficit prévu initialement de 206,8 milliards de CDF.
Ce déficit financier du mois de juin a pu être entièrement comblé grâce aux ressources issues de l’émission des titres publics sur le marché intérieur. Cette méthode est régulièrement utilisée pour préserver la stabilité budgétaire de l’État, selon les pratiques habituelles validées par la BCC.
Il est utile de rappeler qu’en dépit des efforts notables des régies financières, la capacité à atteindre les objectifs prévisionnels reste tributaire des performances économiques générales du pays. Des experts économiques consultés estiment nécessaire de renforcer les capacités des administrations fiscales pour sécuriser davantage les recettes publiques.
D’après des analyses récentes de la Banque mondiale et du FMI, la RDC gagnerait à améliorer sa collecte fiscale, actuellement estimée à seulement 8,5 % du PIB, alors que la moyenne africaine avoisine les 16 %. Une augmentation significative de ce ratio permettrait à l’État de mieux répondre aux besoins sociaux et de financer efficacement ses grands projets d’infrastructure.
— M. MASAMUNA

