Les Lignes maritimes congolaises, LMC SA, veulent améliorer le recouvrement des droits de trafic maritime en République démocratique du Congo. Une réunion d’évaluation s’est tenue vendredi à Kinshasa entre la commission permanente technique de l’entreprise publique et PADS Corporation, partenaire associé au nouveau dispositif de collecte.
Cette séance avait pour objectif d’examiner la mise en œuvre du mécanisme désormais assuré conjointement par LMC SA et PADS, conformément à une décision gouvernementale. Elle a également servi de cadre de sensibilisation à l’endroit des agents maritimes, dont certains ne respecteraient pas encore leurs obligations de paiement.
Au cours des échanges, la direction de LMC SA a exprimé ses préoccupations face au niveau encore faible de recouvrement enregistré depuis le lancement du partenariat. Pour l’armateur national, cette situation fragilise l’efficacité du dispositif et peut peser sur ses ressources propres.
Les agents maritimes appelés à respecter leurs obligations
Le président de la commission permanente technique, Dédé Mwenze, a rappelé que les droits de trafic maritime constituent l’une des principales sources de financement de LMC SA. Il a appelé les opérateurs concernés à plus de responsabilité, en soulignant que le non-paiement des droits dus expose directement l’entreprise à des difficultés.
« Si les assujettis ne s’acquittent pas de leurs obligations, c’est l’entreprise qui sera pénalisée », a-t-il déclaré lors de la réunion.
Cette mise au point intervient dans un contexte où la modernisation de la collecte doit permettre à LMC SA de mieux sécuriser ses revenus. Les retards de paiement identifiés montrent toutefois que la réussite du dispositif ne dépend pas uniquement de l’outil numérique. Elle exige aussi l’adhésion des agents maritimes, la clarté des procédures et un suivi régulier des engagements pris par les assujettis.
La rencontre a permis de recenser les blocages, d’écouter les préoccupations des agents maritimes et d’examiner des pistes de correction. Les participants ont également formulé des recommandations, notamment sur les ajustements à apporter au manuel des procédures afin d’améliorer le fonctionnement du mécanisme.
SYGREM au centre de la modernisation de la collecte
Le partenariat entre LMC SA et PADS Corporation repose sur un manuel de procédures signé le 28 novembre 2025 à Kinshasa. Il s’appuie aussi sur la plateforme numérique SYGREM, officiellement lancée le 15 janvier 2026, avec l’ambition de moderniser et sécuriser la perception des droits de trafic maritime.
Cette digitalisation doit améliorer la traçabilité des paiements, réduire les risques de manipulation manuelle et renforcer le suivi des opérations. Pour une entreprise publique comme LMC SA, l’enjeu est financier mais aussi institutionnel. Une collecte mieux organisée peut soutenir ses activités, améliorer sa trésorerie et renforcer sa capacité à remplir son rôle dans le secteur maritime congolais.
La commission permanente technique a pris acte des recommandations issues des discussions et attend désormais des engagements plus concrets de la part des agents maritimes. LMC SA veut ainsi faire du nouveau dispositif un outil durable de mobilisation des recettes, à condition que les opérateurs concernés respectent les règles établies.
La réussite de cette réforme se mesurera donc dans les prochains mois. Le recouvrement devra progresser, les procédures devront être mieux appliquées et la plateforme SYGREM devra prouver sa capacité à sécuriser réellement les flux liés aux droits de trafic maritime.
— M. KOSI









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