La Fédération des entreprises du Congo a bouclé 2024 avec des comptes en nette amélioration : les recettes totales passent de 4,69 millions USD à 6,40 millions USD (+36 %) et les cotisations montent de 2,88 millions USD à 3,83 millions USD (+32 %), malgré les réserves de certains membres face au nouveau régime de cotisation. Le bilan a été présenté à Kinshasa lors de l’Assemblée générale ordinaire du 2 septembre 2025.
Cotisations en hausse, dette en baisse : ce que montrent les comptes
Le cœur de la progression vient d’abord de la contribution des adhérents. La collecte atteint 3,83 millions USD, signal d’adhésion renforcée au financement de l’organisation. La direction y voit la traduction d’une relation plus stable entre la FEC et ses membres, nourrie par des services perçus comme utiles et une meilleure prévisibilité de la trésorerie.
Côté charges financières, la cure d’amaigrissement est visible dans le stock de dettes : de 771 363 USD à 349 391 USD en un an. L’allègement libère de l’oxygène pour les activités courantes et réduit l’exposition aux intérêts futurs. Cette trajectoire tient, selon la FEC, à une gestion qualifiée d’« orthodoxe » : manuels de procédures appliqués sans relâche, contrôle interne resserré, arbitrages budgétaires plus stricts.
Le Président national, Robert Malumba, a résumé l’état d’esprit en tribune : « La confiance et l’engagement des membres se consolident, notre capacité à mobiliser les ressources s’affirme. » Il appelle à maintenir cet élan collectif, présenté comme un socle de prévisibilité pour 2025-2026. « C’est avec un optimisme lucide que nous abordons la suite. L’union fait la force ; continuons à écrire ensemble les prochaines pages de la Fédération pour un environnement des affaires plus compétitif et une croissance utile à l’économie du pays. »
Ces résultats livrent un message clair : la FEC accroît sa capacité de financement propre tout en assainissant son bilan. L’association professionnelle sort plus solide ; elle dispose d’une base de recettes récurrentes élargie et d’un endettement ramené à un niveau plus soutenable. La suite dépendra de la stabilité du cadre de cotisation, de la discipline financière dans la durée et de la faculté à convertir cette marge de manœuvre en services à forte valeur pour les entreprises membres.
— M. KOSI


