KoBold Metals débarque en RDC : sept permis miniers et des millions déjà injectés

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Le Cadastre Minier a accordé sept certificats de recherche à la société américaine KoBold Metals, lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Cette remise officialise l’entrée d’un nouvel acteur étranger dans l’exploration congolaise, avec des capitaux qui se chiffrent déjà à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Une stratégie axée sur l’intelligence artificielle et le projet de Manono

KoBold Metals, spécialisée dans l’exploration de gisements critiques, mise sur l’intelligence artificielle pour optimiser l’identification des ressources. Cette approche technologique pourrait accélérer la cartographie et réduire les coûts d’exploration, un enjeu majeur pour un pays qui cherche à mieux valoriser son potentiel minier.

En parallèle, l’entreprise s’est engagée à financer la numérisation des données géologiques nationales aux côtés du Service Géologique et du Cadastre Minier. Cette modernisation constitue un levier essentiel pour accroître la transparence et fiabiliser l’attribution des titres.

Le portefeuille de KoBold inclut également le projet de roche dure de Manono, dans la province du Tanganyika, identifié comme l’un des plus grands gisements de lithium au monde. Son exploitation est stratégique au moment où la demande mondiale en minerais de transition énergétique explose.

Benjamin Katabuka, directeur général de la filiale congolaise, a confirmé le versement d’une première partie des frais liés aux titres miniers et annoncé l’allocation de capitaux supplémentaires pour l’intégration de la main-d’œuvre locale, la formation professionnelle et la mise en place d’infrastructures sociales.

De son côté, le ministre Louis Watum Kabamba a rappelé l’orientation fixée par le président Félix Antoine Tshisekedi : attirer des investisseurs capables de combiner innovation, respect des règles de gouvernance et retombées concrètes pour la population.

— Peter MOYI

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