La Direction générale des douanes et accises prépare à Lubumbashi la vente publique de 121,62 tonnes de produits miniers abandonnés ou confisqués. Le lot associe concentrés et cathodes de cuivre ainsi que des poussières de zinc, avec des niveaux de teneur très différents qui pèseront directement sur leur valorisation lors de l’adjudication.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) cherche à remettre dans le circuit commercial un stock de minerais jusque-là immobilisé dans ses installations de Lubumbashi. Dans un communiqué signé le 18 août 2026 par son directeur général, Bernard Kabese Musangu, l’administration douanière annonce une prochaine vente aux enchères portant sur trois catégories de produits entreposés à l’entrepôt public du bureau de douane Lubumbashi-Ville/701B. Le total atteint précisément 121,62 tonnes, selon un calcul de Lepoint.cd à partir des quantités communiquées. Les mêmes volumes ont été rapportés par plusieurs médias congolais ayant repris l’annonce de la DGDA.
Le premier bloc comprend 53,142 tonnes de concentrés de cuivre, soit environ 43,7 % du volume total, selon un calcul de Lepoint.cd. La DGDA fait état de teneurs de 16,37 %, 8,13 % et 6,13 %, sans ventilation des tonnages entre ces différentes qualités. Viennent ensuite 38,478 tonnes de cathodes de cuivre titrant 99,99 %, qui représentent près de 31,6 % du stock, puis 30 tonnes de poussières de zinc annoncées à 21,525 % et identifiées comme hydroxyde de zinc. Cette composition est économiquement importante car un tonnage brut ne suffit pas à déterminer la valeur marchande d’un lot minier. La teneur, la nature du produit, les coûts de traitement et le prix obtenu lors de l’adjudication déterminent la valeur réellement récupérable.
Des produits aux niveaux de transformation très différents
Les cathodes de cuivre constituent le produit le plus avancé dans la chaîne de transformation parmi les marchandises annoncées. Avec une pureté déclarée de 99,99 %, elles sont très proches du cuivre raffiné commercialisé sur les marchés industriels. Les concentrés de cuivre restent, eux, des produits intermédiaires dont la valeur dépend notamment de leur teneur métallique et des conditions de traitement. Cette différence interdit donc d’appliquer un prix unique aux 121,62 tonnes pour tenter d’estimer la recette potentielle de la vente.
L’opération ne doit pas non plus être assimilée à une nouvelle production minière du Haut-Katanga. Il s’agit de marchandises abandonnées ou confisquées au profit de la Douane, déjà placées sous contrôle douanier et désormais destinées à être cédées. L’intérêt économique de la procédure réside donc dans la transformation de stocks immobilisés en actifs commercialisables. Le montant effectivement récupéré par la DGDA dépendra du résultat des enchères et des caractéristiques retenues pour chaque lot. Le communiqué ne fixe pas de valeur de départ permettant, à ce stade, de chiffrer la recette attendue.
La participation sera par ailleurs limitée aux opérateurs disposant des autorisations requises pour détenir, transporter et commercialiser les produits concernés. Les candidats devront s’enregistrer auprès du Comptable des dépenses de la Direction provinciale de la DGDA/Haut-Katanga entre le 24 août et le 5 septembre 2026. Cette période correspond aux inscriptions et non nécessairement aux dates de l’adjudication elle-même. Le communiqué indique que la vente sera organisée dans les prochains jours sans fixer encore de calendrier précis pour les enchères.
Pour la DGDA, la variable économique à suivre sera désormais moins le volume mis en vente que le prix final d’adjudication obtenu pour chaque catégorie de minerais. C’est ce montant qui permettra d’évaluer la valeur effectivement récupérée sur ces 121,62 tonnes de stocks douaniers.
H. KABAMBA









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